ⵜⴹⵈ

Montagne privée de vol

Montagne d’été

Tu te dresses comme rempart ce matin

contre vent et sable

tes paravents de roches buttent noir d’horizon bleu

Pour qu’au loin ta silhouette de grande dame pointe

la plaine que de loin le lac présente  vers le ciel lance sa tête

ses flots de mirages et de mystère

Que les chameliers en plein méharée s’arrêtent.

ⵜⴸⵜ ⵜⵌⵔ

Finutide plénitude négritude

Des mots tranchant chacun plein se suffisant à lui même

Arrêt remplie détermination

Aucun n’a besion d’ajout contenu plein précis

Exemple la foudre fini rapide sec emportant tout sur son passage

La montagne pleine stable complète n’a besoin de rien

Une couleur le noir on ne peut la confondre avec une autre

Précise qui se suffit à elle-même le nom de la nuit qui

Happe chaque esprit par son mystère sombre inconnue.

 

ⴰⴵⴾ ⴹⵏ

Branches tortueuses

Formant un bouquet

De votre tronc en ligne de rigueur

En espace de grâce

Vous priez le ciel

Dissimulant votre générosité

Dessinant l’horizon sur fond de bleu de blanc des nuages

A l’insu des vents vous nous faites signes

Quand passe la mélodie de l’infini.

ⵜⵏⵏⵢ

A l’ombre du soleil

Que déchire fracas l’ail de la cigale

Le vieux tronc adossé à la roche renonce à la jeunesse

Par son corps tout tortueux ce moque du temps

Et des heures du concert de la cigale

et se dit je suis je suis l’attente.

ⵗⵔⵜ

Sous les feuilles de l’automne

Les couleurs les parfums se souviennent

Ce qui reste du printemps est une joie oubliée

L’humus ne veut porté que la tendresse de la naissance

Le sous-bois somnole dans sa léthargie de silence

Et ne se souvient que de la fleur la mère de la graine

En prélude au délice du matin

Les oiseaux chantent le bonheur de la vie

La vielle racine est tout étonnée de tant de rires a ses côtés.

ⵏⵏⵆⵔⵉⴰ

O joie c’est toi ce parfum

Et cet air de printemps

C’est toi la joyeuse la roue des ondes

C’est toi ce silence qui caresse toutes les fleurs

C’est toi qui donne cette implosion à la terre

Qui s’offre au ciel.

ⵙⵗⵜ

En une heure

A l’insu des homme et des femmes

S’ouvre la terre à la plainte du monde

Un deux trois dix mille vingt mille

Implosion des rayons des fleurs

Explosion de la vie du soleil

Myriades de couleurs au rendez-vous du regard

Miroirs aux images des mirages

Présent avenir dans un seul couloir

Qui était embryon dans le creusé de la vie

Qui se découvre en battant de l’aile

Comme la plume est à l’oiseau

tout revient au point du départ.

ⵗⵔⵢ ⴸⵜ ⴰⴱ

Plus subit que le cri de la mort

Odeur d’un après-midi proche instant au coeur d’une clairière

Qui donc est là depuis toujours

Dont on ignore la présence

Que pourtant nous guettons avoir lu

Au detour d’un tronc

Quand certaines nuits on s’attardait un peut trop.

ⵗⵔⵜ

Quand s’approche le printemps

Tout est a l’air libre évaporer

Sans l’offrande des fleurs traces de pinceaux

Ou de papillons en vol

Lumière d’un rayon au feu de l’astre

Un rien de la beauté se lève encore

La cime de la joie pointe son sourire

Comme des vacances l’abeille dans la prairie.