ⵊⵔⵉ

Au passage des tempêtes

Nous nous abritons sous les palmiers

L’esprit du vent à vécu

Nul arche ne nous protège

Nous connaissons la juste mesure

Nous connaissons le pas sans prévoir le déferlement du vent

Nos montagnes nous font un abri dérisoire au passage de l’harmattan

Prend éwélen pas une seule brindille n’est épargnée

Ou les fumées rejoignent les horizons s’envolent les perdrix.

 

 

ⵜⵂⵙⵉ

La beauté au fond du cratère

Déjà cendre que vaut le rayon que vaut le soleil

parures des jours d’été

Qui les portent au seuil du crépuscule

Nous avons tant attendu le défilé des étoiles

Entre les vagues de la nuit

Bruit seul le vent en réponse aux tempêtes internes

Sourd à l’appel des oasis

Que vaut le jour sans le soleil

Que vaut la nuit sans la lune

Déjà mourant chaque instant est un souvenir.

ⵜⵌⵔⵜ

L’infini finement fini est la page du voile terminant chaque regard

Déjà posé des règles de un à neuf au contour débordant vers les pentes

De tous les horizons on sait que derrière chaque horizon un autre horizon

pointe une étoile qui elle tourne autour d’une galaxie

Mystère toujours fuyant à la vigilance  de chaque penseur dans l’ombre

de la lune et au phare du soleil qui cherche toujours a les éclairer.

ⴰⵙⵂⵗ

Quand je chante par la plume

Je danse la mélodie des mots

Par le concert des syllabes j’écoute les astres coulant

Le son produit coule l’encre-sang de ma pensée

Par l’onde de chaque brindille frissonne comme le tremblement des ailes

Du papillon et le bourdon bat du tambour des couronnes des fleurs

Au nectar même de la coulée de mon regard.

ⵏⵏⴾⵎⵜ

Il restera encore un souvenir

Selon de quel côté de la nuit on se trouve

Après que les aurores aient balayé les horizons

Il restera les mots gravés sur les dalles de pierres

Sur les branches du temps il restera un nom

En quel temps ô lune les feux brûleront

En appel d’un temps de souvenir passé.

ⵜⵌⵔⵊⵜ

Survivre au désert

Porter la soif plus loin que la montagne

Plus loin que le puits

A la tête de l’ombre et du vol lever

danser l’âpre ivresse du chant de l’immense plaine

Là-bas l’oasis la rosée qui perle

plus vive que le soleil

A rompre la nostalgie migration de sentiments

Brise les frises des étoiles a l’horizon enchanter

Son concert parfum senteur de mimosa et de gomme arabique.

ⵏⵣⵘⵎ

Toi à jamais désirant

Distribuant ta bonté ton souffle à la vie

Vers l’humain à genoux qui attend ta clémence

Parfois tu conseillel là-bas l’homme en attente

L’homme maître et priant

Qui n’aura de cesse d’implorer

A l’image du père là haut qui redonne espoir

Même aux rives sèches de la rivière.

 

ⵜⴸⵓⵏⵏ

Parfois un rosier pousse en toi

Fleurissant tu porteras la rose

Grandissant tu deviendras essence

Si tu regarde en toi tiges et épines deviendrons parfums

Par delà l’horizon tu transformeras le vent

En écho et danse des âmes.

ⵜⵏⵔⵉ

Des déserts délivrés

L’invisible esprit du Ténéré

Des cimes des dunes à la plaine s’élance

Vers sa plage d’origine

Les perdrix sauvages s’ouvrent

Au pur souffle du ciel

Et soudain apaisées les étoiles des yeux.

 

ⵜⵏ ⵏⵏⵢ

Ne rien retarder

Fixer le regard jusqu’au bout de la ficelle

Souvenir dans la mémoire

Survivre au désir jusqu’aux os rompus

A la l’amour éphémère

Entre   de toute sa joie un bonheur

Le parfum du coeur juste

Que nul souvenir ne peut oublier

N’ose dévoilé ni défloré.