ⴰⴾⵙⴰ

La végétation gonflait les landes

A lui l’homme des déserts

Lançait des prières

A l’assaut de la poussière

Voulant des plages vertes

et des lacs a ses pieds.

ⴰⴾⵏⵏ

O terre de feu

Le marchand de la mort fait le tour

des campements le sang coule

O la vie triste des affamés

La tante ne connait plus son nom

O pays où le matin se couche

comme a minuit surpris par propre

fureur.

ⵎⵈⵔ

Dieu du vent et du feu

Dieu d’amour et de l’océan

Dieu du soleil et de l’horizon

Tous chantaient cette mère patrie

La terre des origines

Où même les scorpions son armé

pour abattre le cousin la soeur

Où même la mère toujours plus de douleurs

Toujours plus de morts .

ⴰⵊⵔⵈⵉ

Qu’elle est loin cette Afrique

des origines des sourires et des misères

La-bas les dieux sont avares

Et les cérémonies de champs brûlés

sont courante toujours une odeur

de malheur tourne.

ⵎⵙⵙ

Le maître du fouet contemplait

Les enfants les misères

Les colères de la faim et du soleil brûlant

La santé de la rocher est plus rentable

Que leur vie

Et les signes de la terre n’annonçaient pas

l’abondance.

 

 

ⵜⵏⵏⵈⵓ

Elle advient pour tuer la misère

Forte dans tous les foyers

Pesante dans tous les coeurs

Dans toutes les gorges enflée de douleurs

Ah! l’angoisse la toujours porter

Au chevet de ses victimes .

ⴰⵙⵎ

Mais comment l’appellerai-je

Ce temps

Hérisson aux épines où

Chenilles aux  poils

Où encore fourmi courageuse

C’est l’insaisissable saison qui

défie la lune.