ⵜⵂⵙⵉ

La couleur de tes jours n’a pas

d’importance ni celle de tes mots

Mais l’huile de tes coudes

Voilà ce qui nous intéresse

D’autant plus l’envie nous prends

Comme une autre nature.

ⵢⴾⵜⴱⵏ

Les cahiers de la mémoire

Sont ouverts à la page sept

Où il est écrit Par le sang des victimes

Le macabre décompte de leurs misères

de nos douleurs

et de leurs yeux ouverts sur l’horizon

comme des fenêtres donnant sur la honte

coule des larmes de chagrin .

 

ⵜⵊⵓⵜ

Au matin un double constat

La prime à la tristesse

Qui n’est qu’une forme de d’échec

De fatigue et de lassitude

Je me sens comme enlisé

je suis un acteur sans force

je suis vide.

ⵜⵏⵔⵉ

La solitude est le panache du penseur

Le poète chante sa misère

la douleur de la vie

Et donne du ton à la beauté

quand elle jaillit de la nature

comme un léger voile caresser par la brise.

ⵎⴷⵏ

J’ai vu des hommes

des femmes et des enfants

Sur un terrain vague de la misère

Faire la de politique qui aura à manger aujourd’hui

Cette image est plantée dans le coeur des vieux

qui gémissent au coin de la douleur

Et j’ai vu des larmes couleur noire et couleur sang.

ⴰⵎⵏ

Puis le vent qui lave les cendres de la journée

Et la pluie qui apaise les souffrances des uns et autres

Et la nature qui respire avec les chants des oiseaux

Et dans la vallée il y a tant de silence

Et de quiétude pour nos esprits.