ⵗⵔⵢ

L’ombre ici

La nuit

Pénombre la-bas

L’aube arrive

le cri est dedans

Tonnerre fondant la prairie

Comme la scie des misères

Ici le désir oblique de chaque instant.

ⵏⵏⵂⵔⵉⴰ

Il fait bon sur une dune

S’assoir quand arrive l’aube

Le vent avant de contempler le rougeoiement  du soleil

Il fait bon sur une dune quand la plaine s’étend

Aux tièdes pensées sur la couverture du soir

Uni à la caresse du vent qui tisse la toile de l’horizon

Avec les rayons comme des lames qui content leur légende argenté.

ⵜⵌⴸⵔⵜ

Qui est méritant la patient d’une vie

Agneau en prairie

C’est ce qu’il faudrait une longueur de temps

Pour changer le lait en patience

Et pour les convertir l’un à l’autre

l’agneau dans la prairie

Et le lait dans la coupe

L’eau en rosée

Dans la racine du rosier

C’est la vérité d’une vie

Jamais rénové la saison sans en altérer l’élan.

ⴱⵔⵏ ⵂⴹ

Vers le soir

Plonge à l’ombre des montagnes

Ta vue au loin

A ton double envie habite le coeur du paysage la prairie

Et fait l’ami de la lune pleine

Aux étoiles filantes conduit tes plaisirs.

ⴾⵔⵏⴵⵊ

Les tourbouillons s’érigent en colonnes

La morsure de la sécheresse en lambeaux

De toute part la maison l’été s’ouvre

A nos yeux regards figés

Nous labourons le puits les entrailles de la terre

A la recherche du goût mâcher du souffle avalé

La route donnée tout devient transhumances

Toute la nuit se passe en prière

Quand disparaitra l’aurore marche rompue

Devant le rocher qui rehausse nos désirs.

ⵜⵔⵂⴰ

Désir d’amour

Fait que la peur se fende

Dans la joie de te boire

La nuit n’est qu’un instant plaisir

L’eau devient du feu la rose devient la maison

La raison est folie

Et mon coeur est de toi o lumière

Le jour et l’heure ennemie du repos de mon âme.

ⵏⵏⴾⵎⵜ

Nus nous sommes né nus serons nous pour notre

dernière maison

Pourtant par nous passent toutes les essences

germes de la vie diamants et grenats de mille merveilles

Car la lumière teinte les goûtes que constitue notre sang.

ⵜⵏⵏⵉ

Vers toi va l’ombre du rocher

De toi vient le temps de jadis

Le souvenir des tempêtes

Tu te donne à la grâce et au silence

De trois ou mille plaines lunes.

 

ⴰⵏⴰ

La mère éternelle

la mère éternelle à le coeur grand ouvert

comme mille bras tendus au ciel

Mille bouquets au soleil et parfume mille mètres de pensées douces

La mère maman la plus douce caresse du monde

plus douce que la caresse de la brise plus douce que le voile

bruine sur la cime des arbres plus douce que le vent léger du matin

sur les coteaux des landes.