ⵜⴾⵔⴾⴹ

Les oiseaux se cachent pour mourir

Ils ont honte de courir de mourir

Les hommes qui bataillent pour un idéale qui ne fait

Qu’attiser leur vorace désir d’imposé la honte

La désolation déborde des terrasses des maisons

Des familles jusque là heureuse compte les déboires

Les dignes se taisent les bons crient au désastre

Abominable évolution de ce qui à fait de l’humain

Un grand coeur de l’amour pur.

ⵏⵜⵙ

De l’incendie premier

Que pourrais-tu attendre

Toi explosion ayant traversée la matrice de l’univers

A la chute de la nuit sans fin

Que pourrais-tu attendre hormis ton propre mystère.

ⵜⵂⵙⵉ

Pétale lisse au toucher

Soumis aux mille caresses des rayons du soleil

A toi-même transparent et cristalin

tu caresse la vue avec un rêve que

seule la  lune éclaire l’étang de l’horizon

D’ou s’envol le pelican de l’âme vers l’infini déjà fini

Au-dessus de toi o rose.

 

ⴰⴵⵏⵏ

Quand se tait la plainte du jour

L’espace est empli de choses qui meurent

Tombant en cascade un long filet d’ombres

Ouvre les roches de la profondeur de la nuit

le vallon s’écoute et entend l’écho

D’immémoriaux battements de la vie.

ⴰⴸⵏⵉ

En toi la gestation originelle

Toute l’essence de la matrice première

la lumière d’un monde lumière toujours

toutes les joies en tes plis

Tout espoir en tes langueurs

Lorsque le jour arrivera tu naîtras des cendres de tes sommeils

Parfums et encens ne feront qu’un.

 

ⵜⵗⵗⵜ

De la grotte à la cité il n’y a qu’un pas

Mais combien d’abîmes et de gâchis à franchir

Nous sommes soumis aux saisons

Elle à la patience du temps où nous sommes observateurs et acteurs

Au coeur du récit elle a protégé préservé  une trace capitale

de toutes les patiences porteuses de douleurs de pleurs

Brassant la poussière et les chants des cigales des nuits

Blanches et des lunes pleines.

ⵜⵉⵔⵜ

Résonne en nous le désert les plaines musicales

En nous l’insatiable ondulation concert des astres

Toute chose parle sa langue natale

Tout erg confie ses syllabes à ses habitants

Vibrent la cigale et la guêpe  maçonne et siffle le vent

Transparaît alors le silence là tout vide s’étale

Dieu t’accueille dans son mystère.

ⴾⵏⵏ

Là-bas la terre affirme

Sa présence laborieuse et utile

Tantôt sûre tantôt nourricière

Selon la saison

L’homme reconnaissant parfois comblé

Se gardant de la maudire sachant qu’une tempête

Ou un tremblement de terre peut rendre jaloux son amour.