Lorsque arrive le jour
Nous donnons notre coeur entier
Au loin mille papillons
Déchirent l’horizon de roses et de parfums
Nous restons enchantés pour être enfin là
La joie le soleil le chant des cigales.
Lorsque arrive le jour
Nous donnons notre coeur entier
Au loin mille papillons
Déchirent l’horizon de roses et de parfums
Nous restons enchantés pour être enfin là
La joie le soleil le chant des cigales.
De feu est fait l’amour
Coeur à vif en gerbes fleurs
Long dépouillement au gré des larmes
Après chaque incendie de la passion
Après chaque absence la nostalgie
Pour dire encore les lunes
Gestes fidèle des amoureux
A mains nues des soupirs des sanglots.
Touffes d’herbe emportée
Au bout des talons en plein vitesse grande
montagne qui stop
Devant l’horizon s’ouvre l’espace
derrière haletant encore la course
Stupéfiant silence alors jaillit d’entre les brindilles
fendues le jour la fontaine de lumière.
Le baobab
Fidèle à sa réputation d’être grand et fort la tête dans les pieds
Ne plus bouger d’un mètre jusqu’à la fin du temps
Oui fidèle à soi qu’à la promesse de faire de l’ombre
Accueillir tempêtes et orages par la couronne du vent
Accueillir la pluie et le soleil
Fouiller le temps et caresser la nuit
Endurer les heures comme le ravage de la vermine
Perdurer coûte que coûte alliance du ciel et de la pierre
Contre tout attentat humain
A la flamme au venin
Dévisager la lune fixer l’horizon
prêter le flanc aux coups de la vie
C’est ça être un baobab être paré jusqu’aux graines du coeur.
Ici la roseraie les dieux y ont caché leur secret
De nos veines nous avons tracé les chemins de roses
Puis nous avons chanté de la flûte à la lyre
Sous l’incroyable azur et même la cigale a approuvé.
Là-bas au désert la terre affirme
Sa nature calme et brulante
Tantôt pure tantôt charnelle
Selon la saison
Là-bas l’homme prévoyant se garde
D’un pas de trop sachant que les esprits veillent les dieux
et les djins sont jaloux.
Je ne cessé de rire que
jusqu’à mes pleurs
Je ne cessé de pleurer que
jusqu’à ce que j’ai la joie.
Le soleil juste devant
En chemin en forêt
En rose parfum lointain souvenir
Où proche que le jour
Nous n’avons pas réfléchi faute de sujet transparent
Et d’un coeur baillant pour la liberté.
Nous ne pouvons rien
Le génie en nous a parlé
un espace a apprivoisé
le jardin de nos âmes des vapeurs sont montées
des cîmes des forêts au sommet de la montagne
Les papillons ont couru les uns vers la joie les autres vers la lumière
en nous le désir est grand comme un rêve étouffé
Je cherche le rien dans le silence qui longtemps s’enfonce dans le néant.
Large pleine
Ciel haut
Le désert terrestre a toujours faim
Tant que le roux du blé file l’horizon
Vos coupes manquent d’humidité
Déjà le désert les a léché par des longues traînées d’ombre
d’un soleil carnassier
L’aile étincelante du temps a renouvelé son arrivée
Comme les ondes parcourant le mirage
Arrive la cohorte d’insectes voraces comme l’éléphant
Un instant encore elle fait don de son sein
comme pour dire venez par vous pour vous je suis le décor.