ⴵⵏⵏ ⵉⵏ

Lorsque arrive le jour

Nous donnons notre coeur entier

Au loin mille papillons

Déchirent l’horizon de roses et de parfums

Nous restons enchantés pour être enfin là

La joie le soleil le chant des cigales.

ⴰⵊⵓ

De feu est fait l’amour

Coeur à vif en gerbes fleurs

Long dépouillement au gré des larmes

Après chaque incendie de la passion

Après chaque absence la nostalgie

Pour dire encore les lunes

Gestes fidèle des amoureux

A mains nues des soupirs des sanglots.

ⴰⵂⵏⵏⵓⵜ

Touffes d’herbe emportée

Au bout des talons en plein vitesse grande

montagne qui stop

Devant l’horizon s’ouvre l’espace

derrière haletant encore la course

Stupéfiant silence alors jaillit d’entre les brindilles

fendues le jour la fontaine de lumière.

ⴱⵓⴱⴱ

Le baobab

Fidèle à sa réputation d’être grand et fort la tête dans les pieds

Ne plus bouger d’un mètre jusqu’à la fin du temps

Oui fidèle à soi qu’à la promesse de faire de l’ombre

Accueillir tempêtes et orages par la couronne du vent

Accueillir la pluie et le soleil

Fouiller le temps et caresser la nuit

Endurer les heures comme le ravage de la vermine

Perdurer coûte que coûte alliance du ciel et de la pierre

Contre tout attentat humain

A la flamme au venin

Dévisager la lune fixer l’horizon

prêter le flanc aux coups de la vie

C’est ça être un baobab être paré jusqu’aux graines du coeur.

ⵏⵏⵣⵏⵜ

Ici la roseraie les dieux y ont caché leur secret

De nos veines nous avons tracé les chemins de roses

Puis nous avons chanté de la flûte à la lyre

Sous l’incroyable azur et même la cigale a approuvé.

ⵙⵆⵔⴰ

Là-bas au désert la terre affirme

Sa nature calme et brulante

Tantôt pure tantôt charnelle

Selon la saison

Là-bas l’homme prévoyant se garde

D’un pas de trop sachant que les esprits veillent les dieux

et les djins sont jaloux.

ⴰⴵⵏⵏ

Le soleil juste devant

En chemin en forêt

En rose parfum lointain souvenir

Où proche que le jour

Nous n’avons pas réfléchi faute de sujet transparent

Et d’un coeur baillant pour la liberté.

ⴱⵏ ⵜⴸⴱⵜ

Nous ne pouvons rien

Le génie en nous a parlé

un espace a apprivoisé

le jardin de nos âmes des vapeurs sont montées

des cîmes des forêts au sommet de la montagne

Les papillons ont couru les uns vers la joie les autres vers la lumière

en nous le désir est grand comme un rêve étouffé

Je cherche le rien dans le silence qui longtemps s’enfonce dans le néant.

ⵜⵉⵔⵜ

Large pleine

Ciel haut

Le désert terrestre a toujours faim

Tant que le roux du blé file l’horizon

Vos coupes manquent d’humidité

Déjà le désert les a léché par des longues traînées d’ombre

d’un soleil carnassier

L’aile étincelante du temps a renouvelé son arrivée

Comme les ondes parcourant le mirage

Arrive la cohorte d’insectes voraces comme l’éléphant

Un instant encore elle fait don de son sein

comme pour dire venez par vous pour vous je suis le décor.