Entre dans la maison de dieu du dedans
Referme la porte
Où te cache tu o amour le bonheur
T’a cherché et le malheur des hommes t’appelle.
Entre dans la maison de dieu du dedans
Referme la porte
Où te cache tu o amour le bonheur
T’a cherché et le malheur des hommes t’appelle.
Je vis reclus dans le regard de mon esprit et la corde de ma nuit tire
La lune aux semelles de mon chemin
J’ai un confidant le rossignol qui joue la flûte des derchifs danseurs de mes pensées
Je suis au pieds de la colline mon coeur au somme brasse les ombres des nuages
Le mirage en maître de cérémonie
La-bas la plaine vient à moi comme un fleuve qui coule ses eaux
Mon âme boit chaque instant au nectar des mélodies chaque onde un souvenir
Chaque syllabe un lieu viennent les étoiles graines par graines sur la plage de mes désirs et tournoyant les hirondelles qui flattent mes sens.
Dire le désert c’est dire
L’immensité la solitude la grandeur et la profondeur
la soif le mirage et le soleil qui allume mille feux.
Qui se sont donnés rendez-vous au même endroit.
Tous les jardins d’amour sont
fertiles de joie et de bonheur
Et semés de fleurs et parfois de chagrin.
Eternité symbole de la vie éternelle
Sacrée par sa force mystérieuse
Précieuse pas sa forme lointaine
Blanche dans l’esprit douce dans le coeur
Relever sa trace dans le sable
Lever les bras au ciel demander pardon
Relever un enfant à la hauteur de ton coeur lui chanter une berceuse lui dire
des mots qui parlent à ses yeux
Caresser l’horizon l’astre au levant caresser le vent par des pensées obliques qui disent chaque rayon chaque espace
Caresser le chant du rose du matin qui dévoile le rideau des nuages
par nuance de couleurs
Caresser chaque onde dans le sens de sa venue dans le sens du jour
Et lui donner sa largeur dans chaque pensée vers un ciel bleu ouvert.
Absolu
Dans l’absolu le jour est vrai la nuit est noire
L’absence est l’endroit qui fait peur à l’esprit
Et sûr l’endroit de présence
Le noir est synonyme de ce qu’on ne voit pas
L’endroit où l’esprit reste dans sa chambre close et l’ombre du monstre
Qui peut nous engloutir sans préavis
Dans la nuit noire l’enfant a peur et dans la nuit noire les étoiles peuvent briller
Comme le disque de la lune pleine peut habiter nos souvenirs.
Le vent du sud scie mon coeur
L’absence gratine mes sens
Je suis mélancolique comme le chant des cigales
L’érosion de la vie lime mes regards et l’horizon se dérobe sous mes pieds
Je suis enfant des nuages et cousin des grains des sables qui roulent la silice des étoiles
Dans mon esprit déjà trône la dune comme une cathédrale
J’ai entendu le rossignol jouer de la trompette et le bourdonnement des abeilles
dans mes oreilles comme au printemps de la fête de la rose là-bas dans les landes
de mon enfance.
Si tu as compris la lumière entend liberté
Si tu as entendu mystère comprend ténèbres
Le lieu où tu vas le lieu d’où tu viens
Car le monde est mystère la tombe est ténèbres
D’où tu viens mystère impénétrable
Des voies multiples t’amènent à la vie
Des questions innombrables te conduisent à toi
Mais qui es tu d’où viens tu
Un mystère qui reste mystère.
La terre des origines
Le potier de l’univers a mélangé l’eau à la terre
pour donner naissance à l’homme
Terre ocre terre rouge à laquelle l’ange a ajouté le sang du couchant
Quand les veines des nuages ont coulé
La-bas dans le mirage de l’Australie le rêve et le souvenir
se sont mêlé aux rides et aux traces des vrais hommes
Ceux là qui conduisent le feu à la prairie
Et enroulent le serpent autour du mont Oukoulou
La danse les rapproche de l’esprit en tapant du pied pour réveiller l’âme du Kangourou
Qui par le son de la guimbarde appellait chaque homme par son nom symbolique.
Derrière chaque amour il y a un monde
A découvrir un monde de merveilles de chagrins
De sourires de peines et un jardin aux fleurs enchantées
l’amour touche l’unité il peint le contenu et le contenant
Parfois il danse parfois il fait chanter les fées
Il est commun et hors du commun