ⵜⴾⵏⵜ ⵜⴾⵏⴰⵜ

Je vis reclus dans le regard de mon esprit et la corde de ma nuit tire

La lune aux semelles de mon chemin

J’ai un confidant le rossignol qui joue la flûte des derchifs danseurs de mes pensées

Je suis au pieds de la colline mon coeur au somme brasse les ombres des nuages

Le mirage en maître de cérémonie

La-bas la plaine vient à moi comme un fleuve qui coule ses eaux

Mon âme boit chaque instant au nectar des mélodies chaque onde un souvenir

Chaque syllabe un lieu viennent les étoiles graines par graines sur la plage de mes désirs et tournoyant les hirondelles qui flattent mes sens.

 

ⵙⵆⵔ

Dire le désert c’est dire

L’immensité la solitude la grandeur et la profondeur

la soif le mirage et le soleil qui allume mille feux.

Qui se sont donnés rendez-vous au même endroit.

ⵎⵏⵢ ⵉⵏ

Eternité symbole de la vie éternelle

Sacrée par sa force mystérieuse

Précieuse pas sa forme lointaine

Blanche dans l’esprit douce dans le coeur

Relever sa trace dans le sable

Lever les bras au ciel demander pardon

Relever un enfant à la hauteur de ton coeur lui chanter une berceuse lui dire

des mots qui parlent à ses yeux

Caresser l’horizon l’astre au levant caresser le vent par des pensées obliques qui disent chaque rayon chaque espace

Caresser le chant du rose du matin qui dévoile le rideau des nuages

par nuance de couleurs

Caresser chaque onde dans le sens de sa venue dans le sens du jour

Et lui donner sa largeur dans chaque pensée vers un ciel bleu ouvert.

ⴰⵎⵏⵉ

Absolu

Dans l’absolu le jour est vrai la nuit est noire

L’absence est l’endroit qui fait peur à l’esprit

Et sûr l’endroit de présence

Le noir est synonyme de ce qu’on ne voit pas

L’endroit où l’esprit reste dans sa chambre close et l’ombre du monstre

Qui peut nous engloutir sans préavis

Dans la nuit noire l’enfant a peur et dans la nuit noire les étoiles peuvent briller

Comme le disque de la lune pleine peut habiter nos souvenirs.

 

 

ⵜⵙⵏ ⵏⵜ

Le vent du sud scie mon coeur

L’absence gratine mes sens

Je suis mélancolique comme le chant des cigales

L’érosion de la vie lime mes regards et l’horizon se dérobe sous mes pieds

Je suis enfant des nuages et cousin des grains des sables qui roulent la silice des étoiles

Dans mon esprit déjà trône la dune comme une cathédrale

J’ai entendu le rossignol jouer de la trompette et le bourdonnement des abeilles

dans mes oreilles comme au printemps de la fête de la rose là-bas dans les landes

de mon enfance.

ⴹⵔⵜ

Si tu as compris la lumière entend liberté

Si tu as entendu mystère comprend ténèbres

Le lieu où tu vas le lieu d’où tu viens

Car le monde est mystère la tombe est ténèbres

D’où tu viens mystère impénétrable

Des voies multiples t’amènent à la vie

Des questions innombrables te conduisent à toi

Mais qui es tu d’où viens tu

Un mystère qui reste mystère.

 

ⴾⵏⵏ

La terre des origines

Le potier de l’univers a mélangé l’eau à la terre

pour donner naissance à l’homme

Terre ocre terre rouge à laquelle l’ange  a ajouté le sang du couchant

Quand les veines des nuages ont coulé

La-bas dans le mirage de l’Australie le rêve et le souvenir

se sont mêlé aux rides et aux traces des vrais hommes

Ceux là qui conduisent le feu à la prairie

Et enroulent le serpent autour du mont Oukoulou

La danse les rapproche de l’esprit en tapant du pied pour réveiller l’âme du Kangourou

Qui par le son de la guimbarde appellait chaque homme par son nom symbolique.

ⵜⵔⵂⴰ ⴸⵗ ⴸⵏⵉⴰ

Derrière chaque amour il y a un monde

A découvrir un monde de merveilles de chagrins

De sourires de peines et un jardin aux fleurs enchantées

l’amour touche l’unité il peint le contenu et le contenant

Parfois il danse parfois il fait chanter les fées

Il est commun et hors du commun