O toi âme en peine viens
O toi au coeur brisé viens et bois
Si la nuit te porte viens par les ténèbres
prends le sentier de mon regard viens.
O toi âme en peine viens
O toi au coeur brisé viens et bois
Si la nuit te porte viens par les ténèbres
prends le sentier de mon regard viens.
Paradis et prince tu deviens
Balades et joies tu deviens
Et mystère et péché tu deviens
Et hyène de faon tu deviens
Telle beauté et espoir un tu deviens
Tu deviens rayons et soleil tu brilles
Tu deviens sucré et aigre doux source d’enivrement tu deviens
de chaque prairie une fleur de chaque plage du sable blanc
Sans toi rien ne va avec toi un rosier
par toi je vois sans toi la nuit noire est tombée.
O la vie sans moi ne tourne pas
Soleil sans moi ne brille pas
Terre sans moi ne verdit pas
O temps attends moi
Les autres t’appellent amour
et moi le maître de l’amour
plus haut que cette appréciation rien ne brille
Et toi sans ça ne va pas.
Entre dans le royaume du paradis
Du dedans fais ton lit
D’où es tu toi et le sourire
Et la mélancolie des amoureux d’où tu viens.
Le tragique ne doit pas nous détourner de la vérité
De notre sens réel d’ici et de là-bas de dire oui
Ce que le silence appelle en amour
Ce que nous-même désirons et promettons à nos âmes
Esprit gorgé de bon sens où fracassé de rire
Coeur gonflé de passion ou vendu à la rose
Rires douceurs et amour dans la corbeille.
Nous songeons à nous évader au désert la plaine
C’est là pourtant que poussent nos plaisirs balades et silence
Sol qui n’a pas été foulé liberté et évasion
A l’oued la savane étendue et broussaille
Tout y vit abeilles et fennec
Selon la loi du vivre ensemble à la douceur
Sans que la seule fourmi ne soit oubliée.
S’étouffe en toi au plus profond
De soi au creux de ce qu’on apprécie
Osé sentir et respirer osé espérer la vie est là
Tel le rêve de l’enfant surgi du secret de profondeurs
Clair comme un plaisir
Rond comme la lune plaine
Rond comme le bonheur accueillant pleine joie
A l’unisson rossignol et mésange.
Et toujours sur la route plus en avant
Des senteurs de bois de l’herbe des troncs intacts
Désir et plaisir un rayon creusant le regard
Et on rentre dans ta matrice pour vivre l’instant
La saison appele les floraisons doucement en retrait
près de la rivière là-bas dans son pays natal.
Soif et faim au désert sont emprunts
Sur le seuil du Ténéré nous courons
Rien sinon la nostalgie mêlée au vent
Des cailloux aux ergs courbés en plaine
Sans la brise de l’harmattan le chameau en embuscade
Seul le mimosa signe l’autre rive.
Tant que parle notre étonnement vente nos sens
Sera ce que à temps nous n’aurons pas voté
Ce que des vivants nous n’aurons pas entendu
Ce qu’aux mourants nous aurions dit
Désert vallée au double du Sahara
Chante la nostalgie qui veut danser.