ⵏⵏⵣⵏⵜ

Paradis et prince tu deviens

Balades et joies tu deviens

Et mystère et péché tu deviens

Et hyène de faon tu deviens

Telle beauté et espoir un tu deviens

Tu deviens rayons et soleil tu brilles

Tu deviens sucré et aigre doux source d’enivrement tu deviens

de chaque prairie une fleur de chaque plage du sable blanc

Sans toi rien ne va avec toi un rosier

par toi je vois sans toi la nuit noire est tombée.

 

ⴰⴸⵉⴰ

O la vie sans moi ne tourne pas

Soleil sans moi ne brille pas

Terre sans moi ne verdit pas

O temps attends moi

Les autres t’appellent amour

et moi le maître de l’amour

plus haut que cette appréciation rien ne brille

Et toi sans ça ne va pas.

ⵏⵏⵎⵙⴱⴰ

Le tragique ne doit pas nous détourner de la vérité

De notre sens réel d’ici et de là-bas de dire oui

Ce que le silence appelle en amour

Ce que nous-même désirons et promettons  à nos âmes

Esprit gorgé de bon sens où fracassé de rire

Coeur gonflé de passion ou vendu à la rose

Rires douceurs et amour dans la corbeille.

ⵜⴾⵏⵏⵢ

Nous songeons à nous évader au désert la plaine

C’est là pourtant que poussent nos plaisirs balades et silence

Sol qui n’a pas été foulé liberté et évasion

A l’oued la savane étendue et broussaille

Tout y vit abeilles et fennec

Selon la loi du vivre ensemble à la douceur

Sans que la seule fourmi ne soit oubliée.

ⴾⵓⴱⴵ

S’étouffe en toi au plus profond

De soi au creux de ce qu’on apprécie

Osé sentir et respirer osé espérer la vie est là

Tel le rêve de l’enfant surgi du secret de profondeurs

Clair comme un plaisir

Rond comme la lune plaine

Rond comme le bonheur accueillant pleine joie

A l’unisson rossignol et mésange.

 

 

ⵜⴱⵔⵜ

Et toujours sur la route plus en avant

Des senteurs de bois de l’herbe des troncs intacts

Désir et plaisir un rayon creusant le regard

Et on rentre dans ta matrice pour vivre l’instant

La saison appele les floraisons doucement en retrait

près de la rivière là-bas dans son pays natal.

ⵊⴸ ⴷ ⵏⵏⵌ

Soif et faim au désert sont emprunts

Sur le seuil du Ténéré nous courons

Rien  sinon la nostalgie mêlée au vent

Des cailloux aux ergs courbés en plaine

Sans la brise de l’harmattan le chameau en embuscade

Seul le mimosa signe l’autre rive.

ⵎⵘⵔⴸ

Tant que parle notre étonnement  vente nos sens

Sera ce que à temps nous n’aurons pas voté

Ce que des vivants nous n’aurons pas entendu

Ce qu’aux mourants nous aurions dit

Désert vallée au double du Sahara

Chante la nostalgie qui veut danser.