ⴰⴵⵏⵏ

Quand se tait la plainte du jour

L’espace est empli de choses qui meurent

Tombant en cascade un long filet d’ombres

Ouvre les roches de la profondeur de la nuit

le vallon s’écoute et entend l’écho

D’immémoriaux battements de la vie.

ⴰⴸⵏⵉ

En toi la gestation originelle

Toute l’essence de la matrice première

la lumière d’un monde lumière toujours

toutes les joies en tes plis

Tout espoir en tes langueurs

Lorsque le jour arrivera tu naîtras des cendres de tes sommeils

Parfums et encens ne feront qu’un.

 

ⵜⵗⵗⵜ

De la grotte à la cité il n’y a qu’un pas

Mais combien d’abîmes et de gâchis à franchir

Nous sommes soumis aux saisons

Elle à la patience du temps où nous sommes observateurs et acteurs

Au coeur du récit elle a protégé préservé  une trace capitale

de toutes les patiences porteuses de douleurs de pleurs

Brassant la poussière et les chants des cigales des nuits

Blanches et des lunes pleines.

ⵜⵉⵔⵜ

Résonne en nous le désert les plaines musicales

En nous l’insatiable ondulation concert des astres

Toute chose parle sa langue natale

Tout erg confie ses syllabes à ses habitants

Vibrent la cigale et la guêpe  maçonne et siffle le vent

Transparaît alors le silence là tout vide s’étale

Dieu t’accueille dans son mystère.

ⴾⵏⵏ

Là-bas la terre affirme

Sa présence laborieuse et utile

Tantôt sûre tantôt nourricière

Selon la saison

L’homme reconnaissant parfois comblé

Se gardant de la maudire sachant qu’une tempête

Ou un tremblement de terre peut rendre jaloux son amour.

ⵜⵏⵏⵓⵜ

Qui s’accorde avec la joie

Ne reste jamais seul

Celui qui s’accorde avec la paix

N’est jamais seul dans la nuit

La lune a donné la lumière parce qu’elle brille

Le soleil a pris la rose de sable.

ⵜⵉⵜⴰ

De l’esprit du sage

L’aigle invisible à surgis

Comme d’un rêve enfouie

En vous le feu en flammes qui vol et conduit la saison

Dans chaque innocent dort le soleil que nous ignorons

L’invisible vérité est en nous

Embrassant la nuit embrassant la lune

Sol en humus ciel étoilée.