Quand se tait la plainte du jour
L’espace est empli de choses qui meurent
Tombant en cascade un long filet d’ombres
Ouvre les roches de la profondeur de la nuit
le vallon s’écoute et entend l’écho
D’immémoriaux battements de la vie.
Quand se tait la plainte du jour
L’espace est empli de choses qui meurent
Tombant en cascade un long filet d’ombres
Ouvre les roches de la profondeur de la nuit
le vallon s’écoute et entend l’écho
D’immémoriaux battements de la vie.
Me voici
En pur soumission
Où que tu soit clair espoir
Il suffit que tu pleuve
Pour que soit la lumière.
En toi la gestation originelle
Toute l’essence de la matrice première
la lumière d’un monde lumière toujours
toutes les joies en tes plis
Tout espoir en tes langueurs
Lorsque le jour arrivera tu naîtras des cendres de tes sommeils
Parfums et encens ne feront qu’un.
De la grotte à la cité il n’y a qu’un pas
Mais combien d’abîmes et de gâchis à franchir
Nous sommes soumis aux saisons
Elle à la patience du temps où nous sommes observateurs et acteurs
Au coeur du récit elle a protégé préservé une trace capitale
de toutes les patiences porteuses de douleurs de pleurs
Brassant la poussière et les chants des cigales des nuits
Blanches et des lunes pleines.
Résonne en nous le désert les plaines musicales
En nous l’insatiable ondulation concert des astres
Toute chose parle sa langue natale
Tout erg confie ses syllabes à ses habitants
Vibrent la cigale et la guêpe maçonne et siffle le vent
Transparaît alors le silence là tout vide s’étale
Dieu t’accueille dans son mystère.
Là-bas la terre affirme
Sa présence laborieuse et utile
Tantôt sûre tantôt nourricière
Selon la saison
L’homme reconnaissant parfois comblé
Se gardant de la maudire sachant qu’une tempête
Ou un tremblement de terre peut rendre jaloux son amour.
Nuit de désir confrontée
Nuit de soupirs abîmée
Nous crions ta victoire
Jusqu’à allumer les étoiles
A rompre enfin la nuit.
Qui s’accorde avec la joie
Ne reste jamais seul
Celui qui s’accorde avec la paix
N’est jamais seul dans la nuit
La lune a donné la lumière parce qu’elle brille
Le soleil a pris la rose de sable.
Celui qui m’a privé de sommeille
Veut que je réveille les étoiles
Il m’a imposer le silence par la symphonie de la nuit
Et la nuit a but mon silence.
De l’esprit du sage
L’aigle invisible à surgis
Comme d’un rêve enfouie
En vous le feu en flammes qui vol et conduit la saison
Dans chaque innocent dort le soleil que nous ignorons
L’invisible vérité est en nous
Embrassant la nuit embrassant la lune
Sol en humus ciel étoilée.