ⴱⵔⵏ ⵂⴹ

Vers le soir

Plonge à l’ombre des montagnes

Ta vue au loin

A ton double envie habite le coeur du paysage la prairie

Et fait l’ami de la lune pleine

Aux étoiles filantes conduit tes plaisirs.

ⴾⵔⵏⴵⵊ

Les tourbouillons s’érigent en colonnes

La morsure de la sécheresse en lambeaux

De toute part la maison l’été s’ouvre

A nos yeux regards figés

Nous labourons le puits les entrailles de la terre

A la recherche du goût mâcher du souffle avalé

La route donnée tout devient transhumances

Toute la nuit se passe en prière

Quand disparaitra l’aurore marche rompue

Devant le rocher qui rehausse nos désirs.

ⵜⵔⵂⴰ

Désir d’amour

Fait que la peur se fende

Dans la joie de te boire

La nuit n’est qu’un instant plaisir

L’eau devient du feu la rose devient la maison

La raison est folie

Et mon coeur est de toi o lumière

Le jour et l’heure ennemie du repos de mon âme.

ⵏⵏⴾⵎⵜ

Nus nous sommes né nus serons nous pour notre

dernière maison

Pourtant par nous passent toutes les essences

germes de la vie diamants et grenats de mille merveilles

Car la lumière teinte les goûtes que constitue notre sang.

ⵜⵏⵏⵉ

Vers toi va l’ombre du rocher

De toi vient le temps de jadis

Le souvenir des tempêtes

Tu te donne à la grâce et au silence

De trois ou mille plaines lunes.

 

ⴰⵏⴰ

La mère éternelle

la mère éternelle à le coeur grand ouvert

comme mille bras tendus au ciel

Mille bouquets au soleil et parfume mille mètres de pensées douces

La mère maman la plus douce caresse du monde

plus douce que la caresse de la brise plus douce que le voile

bruine sur la cime des arbres plus douce que le vent léger du matin

sur les coteaux des landes.

ⵜⴾⵔⴾⴹ

Les oiseaux se cachent pour mourir

Ils ont honte de courir de mourir

Les hommes qui bataillent pour un idéale qui ne fait

Qu’attiser leur vorace désir d’imposé la honte

La désolation déborde des terrasses des maisons

Des familles jusque là heureuse compte les déboires

Les dignes se taisent les bons crient au désastre

Abominable évolution de ce qui à fait de l’humain

Un grand coeur de l’amour pur.

ⵏⵜⵙ

De l’incendie premier

Que pourrais-tu attendre

Toi explosion ayant traversée la matrice de l’univers

A la chute de la nuit sans fin

Que pourrais-tu attendre hormis ton propre mystère.

ⵜⵂⵙⵉ

Pétale lisse au toucher

Soumis aux mille caresses des rayons du soleil

A toi-même transparent et cristalin

tu caresse la vue avec un rêve que

seule la  lune éclaire l’étang de l’horizon

D’ou s’envol le pelican de l’âme vers l’infini déjà fini

Au-dessus de toi o rose.