ⴰⵙⵂⵗ

Quand je chante par la plume

Je danse la mélodie des mots

Par le concert des syllabes j’écoute les astres coulant

Le son produit coule l’encre-sang de ma pensée

Par l’onde de chaque brindille frissonne comme le tremblement des ailes

Du papillon et le bourdon bat du tambour des couronnes des fleurs

Au nectar même de la coulée de mon regard.

ⵏⵏⴾⵎⵜ

Il restera encore un souvenir

Selon de quel côté de la nuit on se trouve

Après que les aurores aient balayé les horizons

Il restera les mots gravés sur les dalles de pierres

Sur les branches du temps il restera un nom

En quel temps ô lune les feux brûleront

En appel d’un temps de souvenir passé.

ⵜⵌⵔⵊⵜ

Survivre au désert

Porter la soif plus loin que la montagne

Plus loin que le puits

A la tête de l’ombre et du vol lever

danser l’âpre ivresse du chant de l’immense plaine

Là-bas l’oasis la rosée qui perle

plus vive que le soleil

A rompre la nostalgie migration de sentiments

Brise les frises des étoiles a l’horizon enchanter

Son concert parfum senteur de mimosa et de gomme arabique.

ⵏⵣⵘⵎ

Toi à jamais désirant

Distribuant ta bonté ton souffle à la vie

Vers l’humain à genoux qui attend ta clémence

Parfois tu conseillel là-bas l’homme en attente

L’homme maître et priant

Qui n’aura de cesse d’implorer

A l’image du père là haut qui redonne espoir

Même aux rives sèches de la rivière.

 

ⵜⴸⵓⵏⵏ

Parfois un rosier pousse en toi

Fleurissant tu porteras la rose

Grandissant tu deviendras essence

Si tu regarde en toi tiges et épines deviendrons parfums

Par delà l’horizon tu transformeras le vent

En écho et danse des âmes.

ⵜⵏⵔⵉ

Des déserts délivrés

L’invisible esprit du Ténéré

Des cimes des dunes à la plaine s’élance

Vers sa plage d’origine

Les perdrix sauvages s’ouvrent

Au pur souffle du ciel

Et soudain apaisées les étoiles des yeux.

 

ⵜⵏ ⵏⵏⵢ

Ne rien retarder

Fixer le regard jusqu’au bout de la ficelle

Souvenir dans la mémoire

Survivre au désir jusqu’aux os rompus

A la l’amour éphémère

Entre   de toute sa joie un bonheur

Le parfum du coeur juste

Que nul souvenir ne peut oublier

N’ose dévoilé ni défloré.

ⵗⵔⵢ

L’ombre ici

La nuit

Pénombre la-bas

L’aube arrive

le cri est dedans

Tonnerre fondant la prairie

Comme la scie des misères

Ici le désir oblique de chaque instant.

ⵏⵏⵂⵔⵉⴰ

Il fait bon sur une dune

S’assoir quand arrive l’aube

Le vent avant de contempler le rougeoiement  du soleil

Il fait bon sur une dune quand la plaine s’étend

Aux tièdes pensées sur la couverture du soir

Uni à la caresse du vent qui tisse la toile de l’horizon

Avec les rayons comme des lames qui content leur légende argenté.

ⵜⵌⴸⵔⵜ

Qui est méritant la patient d’une vie

Agneau en prairie

C’est ce qu’il faudrait une longueur de temps

Pour changer le lait en patience

Et pour les convertir l’un à l’autre

l’agneau dans la prairie

Et le lait dans la coupe

L’eau en rosée

Dans la racine du rosier

C’est la vérité d’une vie

Jamais rénové la saison sans en altérer l’élan.