ⴰⴵⴾ ⴹⵏ

Branches tortueuses

Formant un bouquet

De votre tronc en ligne de rigueur

En espace de grâce

Vous priez le ciel

Dissimulant votre générosité

Dessinant l’horizon sur fond de bleu de blanc des nuages

A l’insu des vents vous nous faites signes

Quand passe la mélodie de l’infini.

ⵜⵏⵏⵢ

A l’ombre du soleil

Que déchire fracas l’ail de la cigale

Le vieux tronc adossé à la roche renonce à la jeunesse

Par son corps tout tortueux ce moque du temps

Et des heures du concert de la cigale

et se dit je suis je suis l’attente.

ⵗⵔⵜ

Sous les feuilles de l’automne

Les couleurs les parfums se souviennent

Ce qui reste du printemps est une joie oubliée

L’humus ne veut porté que la tendresse de la naissance

Le sous-bois somnole dans sa léthargie de silence

Et ne se souvient que de la fleur la mère de la graine

En prélude au délice du matin

Les oiseaux chantent le bonheur de la vie

La vielle racine est tout étonnée de tant de rires a ses côtés.

ⵏⵏⵆⵔⵉⴰ

O joie c’est toi ce parfum

Et cet air de printemps

C’est toi la joyeuse la roue des ondes

C’est toi ce silence qui caresse toutes les fleurs

C’est toi qui donne cette implosion à la terre

Qui s’offre au ciel.

ⵙⵗⵜ

En une heure

A l’insu des homme et des femmes

S’ouvre la terre à la plainte du monde

Un deux trois dix mille vingt mille

Implosion des rayons des fleurs

Explosion de la vie du soleil

Myriades de couleurs au rendez-vous du regard

Miroirs aux images des mirages

Présent avenir dans un seul couloir

Qui était embryon dans le creusé de la vie

Qui se découvre en battant de l’aile

Comme la plume est à l’oiseau

tout revient au point du départ.

ⵗⵔⵢ ⴸⵜ ⴰⴱ

Plus subit que le cri de la mort

Odeur d’un après-midi proche instant au coeur d’une clairière

Qui donc est là depuis toujours

Dont on ignore la présence

Que pourtant nous guettons avoir lu

Au detour d’un tronc

Quand certaines nuits on s’attardait un peut trop.

ⵗⵔⵜ

Quand s’approche le printemps

Tout est a l’air libre évaporer

Sans l’offrande des fleurs traces de pinceaux

Ou de papillons en vol

Lumière d’un rayon au feu de l’astre

Un rien de la beauté se lève encore

La cime de la joie pointe son sourire

Comme des vacances l’abeille dans la prairie.

ⵊⵔⵉ

Au passage des tempêtes

Nous nous abritons sous les palmiers

L’esprit du vent à vécu

Nul arche ne nous protège

Nous connaissons la juste mesure

Nous connaissons le pas sans prévoir le déferlement du vent

Nos montagnes nous font un abri dérisoire au passage de l’harmattan

Prend éwélen pas une seule brindille n’est épargnée

Ou les fumées rejoignent les horizons s’envolent les perdrix.

 

 

ⵜⵂⵙⵉ

La beauté au fond du cratère

Déjà cendre que vaut le rayon que vaut le soleil

parures des jours d’été

Qui les portent au seuil du crépuscule

Nous avons tant attendu le défilé des étoiles

Entre les vagues de la nuit

Bruit seul le vent en réponse aux tempêtes internes

Sourd à l’appel des oasis

Que vaut le jour sans le soleil

Que vaut la nuit sans la lune

Déjà mourant chaque instant est un souvenir.

ⵜⵌⵔⵜ

L’infini finement fini est la page du voile terminant chaque regard

Déjà posé des règles de un à neuf au contour débordant vers les pentes

De tous les horizons on sait que derrière chaque horizon un autre horizon

pointe une étoile qui elle tourne autour d’une galaxie

Mystère toujours fuyant à la vigilance  de chaque penseur dans l’ombre

de la lune et au phare du soleil qui cherche toujours a les éclairer.