ⵜⵏⵊⵙⵏ

Nous parlions d’acacias

Des palmiers qu’on a pas planter

Des couleurs de notre appartenance

des contes de notre enfance

des souvenirs nostalgiques

qui ressemblent à de l’oublie

Pour que nos arbres grandissent il faut de l’eau.

ⴷⵔⵂⵏ

Mon dieu…

Comme l’espoir s’est trompé

Comme ses sandales sont usée

Comme la fièvre l’a envahie

Comme son désir s’est noyé

Abandonné de tous il gémit

Mon cousin est malade.

ⴰⵎⴷⵏ ⵏ

Lorsque son esprit revient de la guerre

mon cousin était évasif hagard

il voulait acheté une paix d’âme

mais le commerçant d’illusion à fermé

boutique il était fatigué

Me disait-il je suis malade.

ⴰⵜⵓⵉ

J’ai oublié

Ce jour de grand vent

où chacun cueille ses larmes

dans sa main

La voix de ma cousine

Le visage de ma grand-mère

Et les cris du cousin hurlant

A chaque explosion.

ⴰⵎⵗⵔ

La même stature depuis toujours

courbé sous le joue de la vie

Pendant cinquante ans

Avant de rendre la vie

La même quête à franchir les obstacles

Comme un athlète de haut niveau

Ils tombent.

ⴰⴱⵔⴹ

ainsi l’ont-ils trouvé

Le long corps des pauvres

Comme une liane de grande forêt

Qui liait son âme à sa douleur

Pour qu’il ne tombe pas dans l’oublie

imprimez le sur la dalle du lit de sa mère

Ainsi tout au long de la misère l’ont-ils trouvé

L’homme sans nom.

 

ⴵⴸ

Comme si une tempête te poussait

à tourner dans le vide

Avec des idées d’un autre temps

Vulnérable soudain tu cherche à trouver ton chemin

depuis ta dernière rencontre

Avec les esprits de la vallée

Des arbres en spectateurs.

ⵜⵘⵏⵏⵎⵎⵜ

La mare est dormante

Les criquets sont noyés

Dans la vase des squelettes des femmes et d’enfants

Et le rocher boude la saison

Et ce qui reste de fierté s’est envolé

La poussière remplace la verdure.