L’heure n’est plus au regard
mais à la marche
la marche vers un destin lointain
Sur la place il reste encore les pas
Et les mots en deuil
Nous sommes encore dans l’attente.
L’heure n’est plus au regard
mais à la marche
la marche vers un destin lointain
Sur la place il reste encore les pas
Et les mots en deuil
Nous sommes encore dans l’attente.
Les yeux qui regardent
Chaque regard une promesse
Chaque vue un horizon
Chaque nuit un avenir
Et la mort est une douleur
Entre deux points la vie et la mort
Nous sommes tous des pèlerins
des voyageurs d’un autre temps.
Un long débarquement
le long de la frontière du grand passage
Il viendra du vent de la colère
Et prendra le couloir de la misère
Par la porte de ton coeur o pauvre berger
La faim cognera tes yeux
de sorte à allumer les oueds.
Seul le tanezrouft cogne
Le jour levant
Avec son lot de misère et de douleur
Ne crie pas me dit-il mais
mon coeur pleure et
mes mains cherchent
un soutient dans le vide.
Seule la la lune est venue a toi
Seule par la porte de la nuit
Tu ne lui as ouvert que la porte de la nostalgie
Ou il y a tes restes qui dorment
Sur les os de ton oncle
Sans jamais pouvoir le venger.
Dans ta main la pierre
de ta solitude écrite par les doigts de la nuit
et toi dans ton coin cogné de douleur
Au sang de ta mère
Tu ne respire plus que la colère
d’un autre temps qui marche sur ton coeur.
Les yeux fermés
Ils dorment comme des pierres
Avec le souci de ne rien faire
pour nos mères qui pleurent
Juste faire des trous dans nos poitrines
Demain la victoire est pour eux.
Nous étions étrangers
dans notre maison
Sans rien attendre de personne
Entre nous nous étions orphelins
Seul le mirage nous renvoyait notre image
Un grand silence nous conduisaient.
L’eau manquait au regard des nomades
Qui sur leur échine portent la sécheresse
Non pas l’eau des sources ni l’eau des fleuves
Eau vitale à la vie
la pluie fait défaut .
Après une nuit
Après un rêve
Après un long un voyage
nous cherchons un piste
Après deux ans d’errance
nous arrivons au de nos forces.