ⵊⵔⵘⵏ

Des prisons a ciel ouvert dont personne ne sais

comment elles sont devenues des palaces

ni comment en sortir chacun se bat dans le vide

pour trouver la sortie que les engins de la mort

engloutissent comme des ogres affamé

le grand Sahara ne protège plus les innocents

Ils sont déjà mort.

ⵜⵂⵔⵘⵜ

Des ménagères cuisinent le soleil

Et l’arrosent des larmes

Et les autres se disputes le droit au rêve

Je croyais vous voir assez fort pour ne pas tomber

si bas la honte à la main

mieux vaut peut-être fuir

Dans la jingle de soucis.

ⴰⵎⵙ

Ainsi commence la journée

Tous les acteurs sur le terrain

Partout des bras partout des yeux

Partout du bruit toujours en action

Et les metteurs en scène decident pour les autres

Toi à gauche toi à droite

En distribuant la misère le chaos.

ⵎⵔⵉⵎ

Ces derniers temps ma mère

Fait des comparaisons sur la lecture

de Jésus et Mohamed

Je vois des livres écrit sur la dalle d’essouk

Près du point d’eau le plus proche

Le bétail attend comme des religieux a l’ombre

des acacias mais souvent la bibliothèque est dans l’esprit.

ⵜⵌⵔⵜ

La douleur de ma cousine court

illumine ses peurs

Et devient un champ de bataille

Je ne fuirai pas je questionne

la vie les instances

O dieu où est la justice

où est la paix.

ⵜⵂⵉ ⵏ ⵂⴹ

Je les ai vu mettre mes espoir dans un sac

noir plein de scorpions

Dans le sac au fond leurs mémoires

Mais rein n’est venu de la haut

Même pas un clin- d’oeil

J’ai vu qu’ils complotaient pour les restes de nos terres

Malheur meurtrie nous sommes à l’agonie.

ⵢⵙⵏⵏ ⵏ

Les nouvelles sont arrivées ce matin

apportant les noms des morts

Et des bruits mystérieux sur modes

d’un autre temps

Le G P S a indiqué la fenêtre du voisin

Dans leurs sac les nouvelles se sont envolées

les femmes pleurent leurs enfants.

ⵜⵙⵔⵆ

Lorsque nous nous réveillons sur les rives

de l’horizon

Des voisins de la lune nous conduisaient

Etalant leurs phares aux terres désertiques

Et parlant une langue autre que la notre

Timide nous étions nous attendons.

ⵙⵆⵔ

Les enfants du Sahara

qui ont déserté les campements

la tente de leurs mères

Te sont apparus un par un

Dans un rêve éveillé

Et en groupe ils réclament leurs terres.

 

ⵜⵏⵏⵈⵓⴰ

Nous avons rien qui mérite d’être évoqué

Sauf le sable et la roche noire

Que les scorpions et le soleil torride

Les vents chauds et la misère

Rien donner rien non plus a attendre

Sauf de dieu si il nous envoie une pluie

salvatrice.