Les chômeurs gardent le mur
l’ombre des acacias
ils sont grand et fort mais
nonchalant ils dans leur démarche
ils attendent toujours qu’une solution
tombe du ciel mais pour eux le ciel est haut.
Les chômeurs gardent le mur
l’ombre des acacias
ils sont grand et fort mais
nonchalant ils dans leur démarche
ils attendent toujours qu’une solution
tombe du ciel mais pour eux le ciel est haut.
Le retour
Toutes les routes sont empruntés
les fils les caravanes
chacun traverse son monde
de haut en bas.
La saison sèche assèche nos yeux
elle lèche les cornes des zébus
et plie les lits des rivières
dans leur tapis de poussière
Elle raccourcit le ciel
comme le pan du toungout de ma mère.
L’énigme de la nuit
un coup noir un coup profond
un cauchemar un rêve
au fond de la couche
et une étoile difficile à touchée.
Le printemps fleurit
sur les berges de nos mémoires
et les fleurs les abeilles se marient
aux rayons du soleil
et l’air parfume nos coeurs.
Parlons de notre retour
aux environs de nos âmes
de nos campagnes.
Ce n’est plus l’homme qui prends
la route mais la route qui prends l’homme
On la vu à la descente de la colline
au tournant de la plaine
et après la transhumance de l’été.
Des noms des idées
des stèles des monticules
parfois des cris de nul part
des pleurs qui remplissent l’assiette du soleil
des rumeurs au loin des chiens où de chameaux
tout est écrit sur ton front dans la main de ta mère.
La Méditerranée
Ce n’est plus l’homme qui prend la mer
mais c’est la mer qui qui prend l’homme
les rivières débordent de morts et non plus
d’eau les fonds de l’océan ne sont plus de sable
mais des os humains l’écume ramène sur
les berges des yeux des dents
c’est la fête des poissons de la mer.
Les mots les vents
les oublies les promesses
les morts les blessés
les faits rêves et les douleurs
qui conduisent la nuit comme
des cauchemars.