ⵗⵔⵜ

Sous les feuilles de l’automne

Les couleurs les parfums se souviennent

Ce qui reste du printemps est une joie oubliée

L’humus ne veut porté que la tendresse de la naissance

Le sous-bois somnole dans sa léthargie de silence

Et ne se souvient que de la fleur la mère de la graine

En prélude au délice du matin

Les oiseaux chantent le bonheur de la vie

La vielle racine est tout étonnée de tant de rires a ses côtés.

ⵏⵏⵆⵔⵉⴰ

O joie c’est toi ce parfum

Et cet air de printemps

C’est toi la joyeuse la roue des ondes

C’est toi ce silence qui caresse toutes les fleurs

C’est toi qui donne cette implosion à la terre

Qui s’offre au ciel.

ⵙⵗⵜ

En une heure

A l’insu des homme et des femmes

S’ouvre la terre à la plainte du monde

Un deux trois dix mille vingt mille

Implosion des rayons des fleurs

Explosion de la vie du soleil

Myriades de couleurs au rendez-vous du regard

Miroirs aux images des mirages

Présent avenir dans un seul couloir

Qui était embryon dans le creusé de la vie

Qui se découvre en battant de l’aile

Comme la plume est à l’oiseau

tout revient au point du départ.