Même grande la girafe
L’éléphant reste toujours plus grand.
Même grande la girafe
L’éléphant reste toujours plus grand.
Sous les feuilles de l’automne
Les couleurs les parfums se souviennent
Ce qui reste du printemps est une joie oubliée
L’humus ne veut porté que la tendresse de la naissance
Le sous-bois somnole dans sa léthargie de silence
Et ne se souvient que de la fleur la mère de la graine
En prélude au délice du matin
Les oiseaux chantent le bonheur de la vie
La vielle racine est tout étonnée de tant de rires a ses côtés.
Tombouctou est toujours un bout
du monde ou que l’on soit.
Le pauvre est toujours coupable
De quelque chose aux des accusateurs.
O joie c’est toi ce parfum
Et cet air de printemps
C’est toi la joyeuse la roue des ondes
C’est toi ce silence qui caresse toutes les fleurs
C’est toi qui donne cette implosion à la terre
Qui s’offre au ciel.
L’illusion est toujours en avance du rêve.
Dans certaines situations celui
qui n’a pas le choix se dit patience.
En une heure
A l’insu des homme et des femmes
S’ouvre la terre à la plainte du monde
Un deux trois dix mille vingt mille
Implosion des rayons des fleurs
Explosion de la vie du soleil
Myriades de couleurs au rendez-vous du regard
Miroirs aux images des mirages
Présent avenir dans un seul couloir
Qui était embryon dans le creusé de la vie
Qui se découvre en battant de l’aile
Comme la plume est à l’oiseau
tout revient au point du départ.
A part la souffrance qui peut
expliquer la douleur.
A part le plaisir qui sait jouir
du bonheur.