ⵗⵔⵢ ⴸⵜ ⴰⴱ

Plus subit que le cri de la mort

Odeur d’un après-midi proche instant au coeur d’une clairière

Qui donc est là depuis toujours

Dont on ignore la présence

Que pourtant nous guettons avoir lu

Au detour d’un tronc

Quand certaines nuits on s’attardait un peut trop.

ⵗⵔⵜ

Quand s’approche le printemps

Tout est a l’air libre évaporer

Sans l’offrande des fleurs traces de pinceaux

Ou de papillons en vol

Lumière d’un rayon au feu de l’astre

Un rien de la beauté se lève encore

La cime de la joie pointe son sourire

Comme des vacances l’abeille dans la prairie.

ⵊⵔⵉ

Au passage des tempêtes

Nous nous abritons sous les palmiers

L’esprit du vent à vécu

Nul arche ne nous protège

Nous connaissons la juste mesure

Nous connaissons le pas sans prévoir le déferlement du vent

Nos montagnes nous font un abri dérisoire au passage de l’harmattan

Prend éwélen pas une seule brindille n’est épargnée

Ou les fumées rejoignent les horizons s’envolent les perdrix.

 

 

ⵜⵂⵙⵉ

La beauté au fond du cratère

Déjà cendre que vaut le rayon que vaut le soleil

parures des jours d’été

Qui les portent au seuil du crépuscule

Nous avons tant attendu le défilé des étoiles

Entre les vagues de la nuit

Bruit seul le vent en réponse aux tempêtes internes

Sourd à l’appel des oasis

Que vaut le jour sans le soleil

Que vaut la nuit sans la lune

Déjà mourant chaque instant est un souvenir.