l’âne dit chaque douleur ne dépasse pas
la limite du corps.
l’âne dit chaque douleur ne dépasse pas
la limite du corps.
L’oued dans le quel ils vivent et meurent
Est pareil à un délabrement
Où ils ne dorent pas d’un sommeil serein
Sur les seuils de la nuit ils restent muets
Sachant que les promesses sont toutes dans l’air
Et toutes les soifs sont avenir
Humblement ils tendent leurs regard
Vers le ciel les étoiles attendant une clémence
Qui n’arrive jamais.
la pluie ne fait pas seulement du bien
qu’aux animaux faibles.
si tu veut être entendu
montre toujours l’exemple.
toujours le sable renouvelle les traces
toujours le vent invite au pur effacement
mais la lune allume les courbes
et les ombres enlèvent les détailles
se toujours une montagne à la tête chauve
devant l’horizon et laisse son corps
là comme une cathédrale
toujours au retour un dernier regard.
si on croit se sufir à soi même
on se trompe.
Si le cultivateur prédit une mauvaise anneé
A ses clients elle sera aussi mauvaise pour lui.
Au nord de tout là où se souvient
l’aurore le cépuscule a dispersé le vent
des couchants au lévant des aurores boréales
Nous nous prosternons vers le silence
régnant par-delà les horizons
a l’heure du coucher au nord de tout
Où chaque mémoire lève les voiles.
celui qui contrôle le cou de la girafe
oublie sa longueur.
chaque homme est grand par sa metrise de soit.