ⴰⵔⵘ

L’oued dans le quel ils vivent et meurent

Est pareil à un délabrement

Où ils ne dorent pas d’un sommeil serein

Sur les seuils de la nuit ils restent muets

Sachant que les promesses sont toutes dans l’air

Et toutes les soifs sont avenir

Humblement ils tendent leurs regard

Vers le ciel les étoiles attendant une clémence

Qui n’arrive jamais.

Le sable

toujours le sable renouvelle les traces

toujours le vent invite au pur effacement

mais la lune allume les courbes

et les ombres enlèvent les détailles

se toujours une montagne à la tête chauve

devant l’horizon et laisse son corps

là comme une cathédrale

toujours au retour un dernier regard.

A l’orient

Au nord de tout là où se souvient

l’aurore le cépuscule a dispersé le vent

des couchants au lévant des aurores boréales

Nous nous prosternons vers le silence

régnant par-delà les horizons

a l’heure du coucher au nord de tout

Où chaque mémoire lève les voiles.