Le varan gonfle son torce
pour paraitre plus grand.
Le varan gonfle son torce
pour paraitre plus grand.
Le caïman n’est pas le seul
habitant du fleuve.
Chose plus pressente que le jour
Retroussant en nous la patience
D’un cri à la mort au silence de la tombe
Echos arraché d’une voix tremblante
Ou chaque attente un calvaire
Entre deux soubresauts.
Chaque paysage est le reflet
de ses saisons.
Si tu veux traverser le désert
il faudrait connaitre l’emplacement des puits.
Pénétrer d’avantage
le coeur de la nuit
Au fond des nuages
Les brousses étalées
a vif les cigales
et les grillons qui s’éternisent
la nuit se veut seule
Dans sa propre marche.
Celui qui je m’en fou
est souvent dans le dénie .
Celui qui veut du blanc n’a qu’a le pondre.
Le désert s’écoute puis s’oublie
Dans le nuage de poussière
Une huppe se pose au bout de l’erg
Au bout de la nuit
l’unique survivant d’une saison
Son coucou résonne la plaine
Trop glacée dans le silence
pour se faire voyageuse.
Chaque fleur est déjà le goût
du fruit avenir.