Celui qui n’a pas vu éclore l’aurore de la vérité
A dans son coeur un doute
Ne gonfle pas ton orgueil tant que la branche de la science
Ne touche pas ton esprit
Et tu sauras qu’ aujourd’hui est comme demain.
Celui qui n’a pas vu éclore l’aurore de la vérité
A dans son coeur un doute
Ne gonfle pas ton orgueil tant que la branche de la science
Ne touche pas ton esprit
Et tu sauras qu’ aujourd’hui est comme demain.
Par rebellion je bois mon Dieu et chacun va de sa conviction
C’est la maladresse de la religion qui a fait de Dieu un ennemi
Je dis par Dieu laissez-moi boire l’essence de Dieu.
Personne ne peut avec certitude dévoiler le mystère qui cache l’énigme
Nulle âme n’est revenue de la mort pour lui donner un visage
Sauf au coeur de sa tombe nous sommes en exil.
A la floraison au jardin d’Eden
Avec l’ami et une amie aimante
Fais nous boire du nectar
A qui est donné le nectar est indépendant
Du fanatisme et libre du temple.
Vide que vit l’aveugle
Dans sa nuit permanente
Oh sensible onde conduit nous
Vers la lumière mère des sens
L’irréversible désir de toucher
Endroit où tout plaisir se réjouit
les yeux au regard perçant
Ne toucheront nulle frontière les coeurs abîmés
Battront toujours les tambours de naufragés
La mort n’est plus le repos.
Si tu veux apprécier les pâturages
Monte aux sommets des montagnes
Si tu veux voir les étoiles regarde le ciel d’été
Et si tu désires comprendre les nuages
Ferme les yeux et apprécie la pluie.
Vers toi va l’ombre du rocher
De toi vient le temps de jadis
Le souvenir des tempêtes
Tu te donnes à la grâce et au silence
De trois ou mille pleines lunes.
Croyant tout dit
Et ne rien attendre
Accéder au silence suprême
Par le chemin des voies lactées
T’ouvrira ainsi a toi- même
A l’appel d’un chant cri des sirènes
Te brisant les oreilles sous un regard uni
Qu’effleure seul un vent du sud.
Batir un royaume
Au prise de la vie de chacun
Sur les cailloux qui ont saigné leurs coeurs
Et les genoux de nos grand-mères
De l’illusion à la misère.
Quand se tait soudain la plainte du jour
L’espace est empli des choses qui meurent qui vivent
Tombant en cascades un long filet d’ombres
Ouvrent les rochers de la profondeur de la nuit
le vallon s’écoute et entend l’écho
D’immémoriaux battements de vie.