Si tu veux apprécier les pâturages monte aux sommets
des montagnes
Si tu veux voir les étoiles regarde le ciel de l’été
Et si tu désires comprendre les nuages ferme les yeux et apprécie la pluie.
Si tu veux apprécier les pâturages monte aux sommets
des montagnes
Si tu veux voir les étoiles regarde le ciel de l’été
Et si tu désires comprendre les nuages ferme les yeux et apprécie la pluie.
La souffrance a son côté mystérieux
Le désespoir a sa mélancolie
Et la mort fascine par la peur ou la joie
Suivant qu’on attend le paradis ou l’enfer.
Eloignez vos tentes et rapprochez vos coeurs
Comme l’arbre isolé
La femme stérile est seule avec sa douleur
Parce que l’égoïsme des autres pèse lourd sur ses épaules
Parce que souffrant dans sa chair
Elle pleure la Lune et prie Venus
Son souhait est d’enfanter un rayon pour donner du repos à son coeur.
Chaque voeux de repentir un trésor
Et sur nous la paix du bon matin
Ne me blâme pas si j’agis comme un exalté
Car encore une fois de plus je suis ivre
Du vin de l’amour.
Le bonheur a l’éclat des étoiles
La lune est pleine des larmes des coeurs
Peut-être dans la coupe du cristal
Un rubis très pur
Peut-être dans la nuit est un diamant limpide
Peut-être le clair de lune est-il le père du soleil
Peut-être?
Il y a trois sortes d’individus
L’un maudit la vie la deteste
L’autre la bénie et la vie pleinement
Le troisième la contemple et ouvre les boîtes à secret
Le premier ne cache pas son malheur
Le deuxième est bon
Et le troisième console.
Le printemps évente doucement le coeur de la rose
Par l’aile d’une colombe
Dans le champ caressé par le vent comme le sourire
Du soleil le matin
Rien ne sera contre ta venue ô astre de lumière
Prend ton amplitude et monte pour donner la nouvelle
Aux sommets.
N’oublie jamais les préceptes
Ne refuse à personne le pain que tu as dans la main
Ne calomnie pas n’afflige pas une seule âme
Je te garantis le jour à venir porte bonheur
Retrouve ta route pèlerin.
Il n’existe que rarement de bonheur égal à celui du poisson dans l’eau
Il n’existe de joie sur terre égale à celle de la femme
Qui mettra un enfant au monde
Comme toutes les beautés sont réunies dans le printemps
Et sa floraison.
Bois la rosée du matin
C’est la vie éternelle
C’est ce qui reste innocent en toi juvénile délice
Bois elle lave comme l’océan les peines
Elle les change en eau de vie
Bois.