Le monde n’attend-t-il pas du poète d’être
Comme l’abeille qui parcourt les fleurs des landes
Et collecte le nectar pour faire du miel.
Le monde n’attend-t-il pas du poète d’être
Comme l’abeille qui parcourt les fleurs des landes
Et collecte le nectar pour faire du miel.
On croit être plus riche que les paysans
Mais eux nous dépassent par la noblesse
le courage de leurs âmes
Ils sèment et nous profitons.
La vie sans amour est comme la rivière sans eau
Elle se tire mais ne fait pas verdir
Comme la fleur sans parfum elle est belle
Mais n’a pas de goût
Comme le soleil voilé il est sans rayon
Et ne réchauffe pas la terre .
Qui me vendrait une belle âme contre un kilo d’or
Qui me prendrait toute ma pitié contre un instant d’amour
Qui me donnerait un esprit lumineux contre toute ma liberté
Qui pour une justice me dira qui est demain.
Depuis mes premières ballades j’ai contemplé une chose
extraordinaire le jardin de la nature
Un trésor qui ne peut s’acheter ni avec de l’or ni avec du diamant
Une chose que les larmes de dieu arrosent en automne
Une chose que l’hiver ne peut geler
Une chose qui est unique que le printemps nourrit
Et l’été embellit
C’est la beauté des fleurs qui reflète la douceur des cumulus haut dans le ciel.
Les coeurs rapprochés dans la souffrance et la douleur
Ne se séparent pas
L’amitié tissée dans le chagrin est plus forte que la tristesse
l’amour qui est lavé de l’eau du coeur demeure pur et sacré.
Si le printemps me verse du nectar
Dans la saison la coupe de mon coeur sera pleine
Comme les abeilles je serai frénétique d’amour au parfum
Des roses et des mimosas.
J’étais en contemplation et la contemplation
M’a dit : jamais dans la paresse on fait fortune
La rose du bonheur fleurit au bout de la peine
Bois le nom de dieu tu sortiras vainqueur.
N’avions-nous pas vu que les richesses du monde cachent
Des désastres et des malheurs à répétition
Le soleil qui nous éclaire et nous chauffe n’est-il pas le même
Qui assèche les plaines désertiques.
O toi coeur peiné viens
O toi âme perdue viens
Si la porte de la foi est fermée prends le chemin de l’amour
Là dedans la lampe de dieu est allumée.