Voici le lien sacré de passage
Tu fais le mouvement de bien venu
Dieu d’amour
Dieu de lumière
Traversant l’horizon sans savoir où poser sa grâce.
Voici le lien sacré de passage
Tu fais le mouvement de bien venu
Dieu d’amour
Dieu de lumière
Traversant l’horizon sans savoir où poser sa grâce.
Attache des nuages et des tempêtes
Nous ne lâchons pas d’un pied
Sur ce que nous avons construit
Dans le creux des saisons
Aux coeur de la grande floraison
Les pousses garderont la mémoire
Repousseront les germes les roses
De la nostalgie principale.
Quand la mémoire tracera la fissure
Dans la pierre la parole donnée
Le fruit du Balanite se rappellera
Nos souvenirs s’en souviendront la clef perdue
l’aube d’un millénaire à genoux
Un gémissement de l’intérieur déchirant les poumons
A l’heure où chacun cherche sa voie
En un régime de palmier suspendu
Un jour d’appel là-bas dans les limbes de la vie
Sans l’ombre d’ici que la notre la misère au museau du chameau
Pour prendre pieds dans la plaine est avenir demeure.
Te rappelles -tu du tourbillon
Rotation d’ondes rondes de lune pleine
Désir des transhumances de vol au travers des tempêtes australes
jusqu’à cette plage désertique
Où le nomade s’échoue grain parmi les grains
Désormais livré au silence aux marées de l’horizon
tel un enfant égaré pleurant à l’appel de sa mère
Mère première.
A l’extrême du printemps
Nous parviendra encore un désir
Mêlé d’encens et de mimosa
L’écho du Ténéré ravivant l’onde principale
Ravivant le chant de victoire
Au creux de l’oued paisiblement à genoux.
Le souvenir en nous
Entre la nostalgie et le plaisir
La vie
Par où monte l’essence même
La sève du coeur
De l’origine du sang jusqu’à l’astre lui-même
jusqu’aux limites des frondaisons
Profondeurs de l’être
Pourtant floraison de prime conviction fruit d’un labeur
Entre le désir le silence qui côtoient la nuit
Toute plaine espoir et toute étoile lumière
Célébrant l’équilibre entre l’âme et l’esprit.
Mais de nos oublis vous avez gardé couleur
Au coeur de la mémoire de la pensée évidée notre base
Nos jours recelant le serment de nos souvenirs
Séparer de nos pas échangent en nous leurs saisons
Ondes de mots passion à la verticale étoiles cristallines
gémissement lointain d’un orage à venir
Tout appel désormais
âmes meurtries réponse à jamais poussière
Eparpillé
Au coeur de la raison.
Jusqu’à la fin
Vous serez témoins
Roches érigées par la mémoire nomade
Au bord de la plaine au coeur des oueds
Témoins de vaines gloires passées
des exils et massacres sans raison
Aux yeux du monde
Jusqu’à la fin
Jusqu’à la lisière de l’âme ou nul ne sera présent
Pour déchiffrer les pas emmêlés
le signe tatoué sur le sable.
Croyant tout dit
Et ne rien attendre
Accéder au silence suprême
par le chemin des voix lactées
T’ouvrira ainsi à toi même
A l’appel d’un chant cri de sirènes te brisant les oreilles sous un regard uni
Qu’effleure seul un vent .
Batir un royaume
Au prise de la vie de chacun
Sur les cailloux qui ont saigné leurs coeurs
Et les genoux de nos grand-mères
De l’illusion à la misère.