Entre dans le royaume du paradis
Du dedans fais ton lit
D’où es tu toi et le sourire
Et la mélancolie des amoureux d’où tu viens.
Entre dans le royaume du paradis
Du dedans fais ton lit
D’où es tu toi et le sourire
Et la mélancolie des amoureux d’où tu viens.
Le tragique ne doit pas nous détourner de la vérité
De notre sens réel d’ici et de là-bas de dire oui
Ce que le silence appelle en amour
Ce que nous-même désirons et promettons à nos âmes
Esprit gorgé de bon sens où fracassé de rire
Coeur gonflé de passion ou vendu à la rose
Rires douceurs et amour dans la corbeille.
Nous songeons à nous évader au désert la plaine
C’est là pourtant que poussent nos plaisirs balades et silence
Sol qui n’a pas été foulé liberté et évasion
A l’oued la savane étendue et broussaille
Tout y vit abeilles et fennec
Selon la loi du vivre ensemble à la douceur
Sans que la seule fourmi ne soit oubliée.
S’étouffe en toi au plus profond
De soi au creux de ce qu’on apprécie
Osé sentir et respirer osé espérer la vie est là
Tel le rêve de l’enfant surgi du secret de profondeurs
Clair comme un plaisir
Rond comme la lune plaine
Rond comme le bonheur accueillant pleine joie
A l’unisson rossignol et mésange.
Et toujours sur la route plus en avant
Des senteurs de bois de l’herbe des troncs intacts
Désir et plaisir un rayon creusant le regard
Et on rentre dans ta matrice pour vivre l’instant
La saison appele les floraisons doucement en retrait
près de la rivière là-bas dans son pays natal.
Soif et faim au désert sont emprunts
Sur le seuil du Ténéré nous courons
Rien sinon la nostalgie mêlée au vent
Des cailloux aux ergs courbés en plaine
Sans la brise de l’harmattan le chameau en embuscade
Seul le mimosa signe l’autre rive.
Tant que parle notre étonnement vente nos sens
Sera ce que à temps nous n’aurons pas voté
Ce que des vivants nous n’aurons pas entendu
Ce qu’aux mourants nous aurions dit
Désert vallée au double du Sahara
Chante la nostalgie qui veut danser.
Nous avons contourné le printemps la floraison
à ne plus mourir de confusion à laisser libre
Dévaler vers la plaine où l’horizon en chute de plumes
creux de silence reflet du nuage entre cime et feuillages
Nous sommes observateur du haut de notre regard
Et le mot est dit et tu renaîtras sur un autre sommet.
Défiant le temps la pierre s’ajuste à l’impérissable
La nuit qui presse s’émiette contre ses propres horizons
Ancrée dans la résistance la pierre nous laisse à nos rêves
A nous les restes les souvenirs
Les désirs des grains dans un monde assoiffé.
Tronc couché parmi les herbes
Lion replié sous sa crinière de grand seigneur de la savane
son oeil de gardien à l’affût
son rôle n’est plus de verdure de quoi il ne rêve plus
son cri de fauve que parfois une gazelle entend.