ⵏⵏⵎⵙⴱⴰ

Le tragique ne doit pas nous détourner de la vérité

De notre sens réel d’ici et de là-bas de dire oui

Ce que le silence appelle en amour

Ce que nous-même désirons et promettons  à nos âmes

Esprit gorgé de bon sens où fracassé de rire

Coeur gonflé de passion ou vendu à la rose

Rires douceurs et amour dans la corbeille.

ⵜⴾⵏⵏⵢ

Nous songeons à nous évader au désert la plaine

C’est là pourtant que poussent nos plaisirs balades et silence

Sol qui n’a pas été foulé liberté et évasion

A l’oued la savane étendue et broussaille

Tout y vit abeilles et fennec

Selon la loi du vivre ensemble à la douceur

Sans que la seule fourmi ne soit oubliée.

ⴾⵓⴱⴵ

S’étouffe en toi au plus profond

De soi au creux de ce qu’on apprécie

Osé sentir et respirer osé espérer la vie est là

Tel le rêve de l’enfant surgi du secret de profondeurs

Clair comme un plaisir

Rond comme la lune plaine

Rond comme le bonheur accueillant pleine joie

A l’unisson rossignol et mésange.

 

 

ⵜⴱⵔⵜ

Et toujours sur la route plus en avant

Des senteurs de bois de l’herbe des troncs intacts

Désir et plaisir un rayon creusant le regard

Et on rentre dans ta matrice pour vivre l’instant

La saison appele les floraisons doucement en retrait

près de la rivière là-bas dans son pays natal.

ⵊⴸ ⴷ ⵏⵏⵌ

Soif et faim au désert sont emprunts

Sur le seuil du Ténéré nous courons

Rien  sinon la nostalgie mêlée au vent

Des cailloux aux ergs courbés en plaine

Sans la brise de l’harmattan le chameau en embuscade

Seul le mimosa signe l’autre rive.

ⵎⵘⵔⴸ

Tant que parle notre étonnement  vente nos sens

Sera ce que à temps nous n’aurons pas voté

Ce que des vivants nous n’aurons pas entendu

Ce qu’aux mourants nous aurions dit

Désert vallée au double du Sahara

Chante la nostalgie qui veut danser.

 

ⴰⴾⵙⴰ

Nous avons contourné le printemps la floraison

à ne plus mourir de confusion à laisser libre

Dévaler vers la plaine où l’horizon en chute de plumes

creux de silence reflet du nuage entre cime et feuillages

Nous sommes observateur du haut de notre regard

Et le mot est dit et tu renaîtras sur un autre sommet.

ⴰⵣⵎⵏ

Défiant le temps la pierre s’ajuste à l’impérissable

La nuit qui presse s’émiette contre ses propres horizons

Ancrée dans la résistance la pierre nous laisse à  nos rêves

A nous les restes les souvenirs

Les désirs des grains dans un monde assoiffé.

ⵜⵘⵊⴰ

Tronc couché parmi les herbes

Lion replié sous sa crinière de grand seigneur de la savane

son oeil de gardien à l’affût

son rôle n’est plus de verdure de quoi il ne rêve plus

son cri de fauve que parfois une gazelle entend.