ⵘⴱⴵ

Barque de Noé sauvé une fois des eaux

Antique montagne lien de notre fondation

Notre vouloir de demeurer

Ici et maintenant et à la lune tours et minarets

toujours plus haut

pour qui pourquoi où vont-elles

les âmes d’oiseaux et les ondes légères.

ⴰⵙⵂⵗ

Résonnent en nous les volets musicaux

En nous l’inapaisable souvenir

toute chose y chante sa langue maternelle

toute chose donne son nom ses mots à l’âme

Vibrent les violons musique des cordes

transparaît alors un ange là-bas dans les nuées

Dieu de passion d’amour et de pureté.

 

ⴰⴾⵙⴰ

Quand arrive le printemps

Nous nous laissons planer

au loin les abeilles les rivières qui tamponnent l’horizon

Et déchirent le ciel bleu

Les arbres restent immobiles pour être du matin

La rose le parfum et le chant du rossignol.

ⵙⵗⵜ

D’un instant a l’autre la tornade va passer

La bourrasque vente les arbres

La plaine est vide et pleine de silence

Une huppe rappelle les anciens en lisant les grimoires.

ⵜⵂⵙⵉ

Ivre de beauté terrestre

Le gardien du jour est passé

l’étranger lui venu de loin

Et des cumulus à nostalgie de silence

De la vallée des demandes

Assise comme en attente

A l’écoute de l’aigle siffleur là-bas sur les hauteurs.

 

ⴰⴱⴸⴰ

Le creux de la falaise

Un moment de repos des ondes telluriques

Matrice du plaisir qui brasse les rayons au matin

Qu’endort le couchant bientôt saignant

En vent de bonne augure.

ⵜⵏⵏⵣ

Lorsque arrive la neige

Nous nous laissons tremper par les flocons

Le soleil nous donnera sa vigueur

Par le plaisir et d’un jet de couleur blanche

nous traçons la ligne de conduite le chemin

Combien juste combien claire de la terre reconnaissante.

ⴵⵏⵏ ⵉⵏ

Lorsque arrive le jour

Nous donnons notre coeur entier

Au loin mille papillons

Déchirent l’horizon de roses et de parfums

Nous restons enchantés pour être enfin là

La joie le soleil le chant des cigales.

ⴰⵊⵓ

De feu est fait l’amour

Coeur à vif en gerbes fleurs

Long dépouillement au gré des larmes

Après chaque incendie de la passion

Après chaque absence la nostalgie

Pour dire encore les lunes

Gestes fidèle des amoureux

A mains nues des soupirs des sanglots.

ⴰⵂⵏⵏⵓⵜ

Touffes d’herbe emportée

Au bout des talons en plein vitesse grande

montagne qui stop

Devant l’horizon s’ouvre l’espace

derrière haletant encore la course

Stupéfiant silence alors jaillit d’entre les brindilles

fendues le jour la fontaine de lumière.