ⴾⵏⵏⴰⴱⴸ

Table ronde à l’ancienne

Demeure lourde sans couloir de racines d’antan

et de vécu parfois de l’histoire

Le titre de sa maison un instant de mémoire

elle cède à un moment de doute de souvenir vivant

a la soif des retours un bijou à la cheville

au coeur des falaises trouvailles des enfants.

ⵣⴱⵓ

L’ébénier à l’invite du tronc noir

place à la blessure guérit par l’or du soleil

Autour d’une saison en vierge forêt

Au murmure ininterrompu des cigales

a la félicité d’une pluie à l’orée d’un bois sacré

polie pour le luisant des cérémonies.

ⵊⵔⵢ

Avant l’orage

Entre les manguiers la ceinture de l’été s’est retirée

Un couloir que le sirocco emprunte

Vient se loger dans le tronc millénaire

En sueur le parfum de la sève

Jaillit la saveur de la mangue rêvée

Et le vert feuillage défie le soleil.

 

ⵜⵏⵏⵓⵜ

A juste distance du sourire

Nous touchons la joie

Enchantement des fleurs

ensemble nous espérons

un jardin à l’ombre des acacias

hautes herbes et obliques rayons

Seul l’oiseau chante sa noce.

ⵙⵙⵎ

Tout le silence abonde en un son

Dans la pointe d’un jour fulgurant

Au coeur d’une plaine

Quelques traces d’innocents nuages épars

Tout le silence gonflé de souvenirs surgit des entrailles du rossignol

Léger comme le chant rond comme un regard étonné enchanté.

 

 

ⵏⵏⵣⵏⵜ

Paradis et prince tu deviens

Balades et joies tu deviens

Et mystère et péché tu deviens

Et hyène de faon tu deviens

Telle beauté et espoir un tu deviens

Tu deviens rayons et soleil tu brilles

Tu deviens sucré et aigre doux source d’enivrement tu deviens

de chaque prairie une fleur de chaque plage du sable blanc

Sans toi rien ne va avec toi un rosier

par toi je vois sans toi la nuit noire est tombée.

 

ⴰⴸⵉⴰ

O la vie sans moi ne tourne pas

Soleil sans moi ne brille pas

Terre sans moi ne verdit pas

O temps attends moi

Les autres t’appellent amour

et moi le maître de l’amour

plus haut que cette appréciation rien ne brille

Et toi sans ça ne va pas.