ⵎⵘⵔⴷ

Il vaut mieux te parler de coeur à coeur

Qu’aller dire ton nom sur la pierre tombale de J.C

Rien ne peut remplacer un tête à tête au couchant

Tu me donne la joie je te donne la nuit.

ⴷⵔⵂⵏ ⵏⵜ

Il parlait de l’oasis où l’eau est fraîche

Où les palmiers saluent le ciel bleu

Et donnent de l’ombre des fruits aux enfants de la tribu

et sur leurs branches les chants des oiseaux en concert

du rire des jeunes filles au soir quand elles vont puisés l’eau.

ⴰⵏⵣⵘⵎ

Je m’étonne qu’il existe des rêves des reflets dans l’eau

Et que l’illusion peut porter sans ailes loin dans les cieux

De chaque jour né un autre jour l’univers entier

L’idée m’est venue que dieu est grand comme l’horizon devant la lune

Pour cette insaisissable construction qu’égraine la lumière avec délicatesse

Que dieu créa les profondeurs matrices qui engendrent les êtres

Les rêves les montagnes et les grands fleuves les veines de la terres.

ⴰⴵⵏⵏ

Un jour resplendissant haussait la tête au dessus de l’horizon

impatient que la lune tremblait en face

Le temps qui haussait les épaules sur les hautes montagnes

il est passé déjà par deux trois couleurs rouge violet

et jaune des blés des champs

par tamis et par folts horizontalement cadrer

d’une zone blanche et à l’ombre verte des forêts

et surgissant à grand flots jusqu’au couchant ininterrompus

voyage que seul la venu du crépuscule  couvre de son manteau.

 

ⵜⵂⵔⵘⵜ

Puisque jadis un rêve

A donner naissance à la vie

ici le rêve d’une passion a montée

sans fin ni bagage vers l’espace de beauté

désormais nous marchons vers le seuil

et attendons le réveil de la rose

de mille pétales perlées de rosée

deviennes rêves le notre.

ⴰⵂⵏⵢ

Je regarde sans mot

dire les courbes des dunes sous l’éclat du soleil

Le désert est là et silencieux

et c’était vrais

j’ai toujours vécus au désert

On prend un moment sur une dune

on ne voit rien on entend rien

et cependant quelque chose se passe dans le silence au coeur d’une dune

la part du mystère du désert

un puits une oasis cachée quelque part comme un trésor enfui.

 

ⵙⵏⵏⴰⵏ

Qui donc ira porter la nouvelle au Sahara

de ses longues lignes tracées toutes parallèles au vent

Qui parlera du campement aux dunes au sable

Transparence de midi aux formes féminines qu’elles dessinent

Qui leur dira mon nom que je respire le parfum du désert

Que j’écoute les voix des chameliers poussant leurs montures devant eux

Au bruit du chemin qui à connu leurs ancêtres aux cailloux des ergs

Au bruit sourd et plat des pieds des marcheurs qu’a conduit Tombouctou à Marrakech.