pourquoi trembler à la venue de la nuit
Le faisceau de la lune est le chemin le plus court
je ne craindrai plus ni l’absence ni la solitude
pourvu que ta parole me rassure.
pourquoi trembler à la venue de la nuit
Le faisceau de la lune est le chemin le plus court
je ne craindrai plus ni l’absence ni la solitude
pourvu que ta parole me rassure.
Il vaut mieux te parler de coeur à coeur
Qu’aller dire ton nom sur la pierre tombale de J.C
Rien ne peut remplacer un tête à tête au couchant
Tu me donne la joie je te donne la nuit.
Il parlait de l’oasis où l’eau est fraîche
Où les palmiers saluent le ciel bleu
Et donnent de l’ombre des fruits aux enfants de la tribu
et sur leurs branches les chants des oiseaux en concert
du rire des jeunes filles au soir quand elles vont puisés l’eau.
Je m’étonne qu’il existe des rêves des reflets dans l’eau
Et que l’illusion peut porter sans ailes loin dans les cieux
De chaque jour né un autre jour l’univers entier
L’idée m’est venue que dieu est grand comme l’horizon devant la lune
Pour cette insaisissable construction qu’égraine la lumière avec délicatesse
Que dieu créa les profondeurs matrices qui engendrent les êtres
Les rêves les montagnes et les grands fleuves les veines de la terres.
Un jour resplendissant haussait la tête au dessus de l’horizon
impatient que la lune tremblait en face
Le temps qui haussait les épaules sur les hautes montagnes
il est passé déjà par deux trois couleurs rouge violet
et jaune des blés des champs
par tamis et par folts horizontalement cadrer
d’une zone blanche et à l’ombre verte des forêts
et surgissant à grand flots jusqu’au couchant ininterrompus
voyage que seul la venu du crépuscule couvre de son manteau.
Puisque jadis un rêve
A donner naissance à la vie
ici le rêve d’une passion a montée
sans fin ni bagage vers l’espace de beauté
désormais nous marchons vers le seuil
et attendons le réveil de la rose
de mille pétales perlées de rosée
deviennes rêves le notre.
Mais écoute le silence
le message perpétuel
Qui est fait de silence en silence.
Je regarde sans mot
dire les courbes des dunes sous l’éclat du soleil
Le désert est là et silencieux
et c’était vrais
j’ai toujours vécus au désert
On prend un moment sur une dune
on ne voit rien on entend rien
et cependant quelque chose se passe dans le silence au coeur d’une dune
la part du mystère du désert
un puits une oasis cachée quelque part comme un trésor enfui.
Qui donc ira porter la nouvelle au Sahara
de ses longues lignes tracées toutes parallèles au vent
Qui parlera du campement aux dunes au sable
Transparence de midi aux formes féminines qu’elles dessinent
Qui leur dira mon nom que je respire le parfum du désert
Que j’écoute les voix des chameliers poussant leurs montures devant eux
Au bruit du chemin qui à connu leurs ancêtres aux cailloux des ergs
Au bruit sourd et plat des pieds des marcheurs qu’a conduit Tombouctou à Marrakech.
Le matin
J’entends
Tout apparait
Tout s’étale
Le jour efface les traces de la nuit
les ombres.