Entre les yeux
Mais bien l’horizon
Regard en arrière
Marche des jambes né du jour
N’aura de cesse de voir la nuit
Temps d’un sommeil gonflé de sang
Nul repos qu’entre deux regards.
Entre les yeux
Mais bien l’horizon
Regard en arrière
Marche des jambes né du jour
N’aura de cesse de voir la nuit
Temps d’un sommeil gonflé de sang
Nul repos qu’entre deux regards.
Entre l’air et le vent
Rien sinon
L’horizon
Le vol des oiseaux
le vol des migrants
le passage de la mémoire.
Le vrais est toujours
Une route droite
Et qui sans nous fait son chemin
Né d’une réalité qui tranche le rouge et le noir
Le vrais est toujours ce qui fait tremblé
Entre frayeur et vérité.
Boire le soleil jusqu’au
dernier rayon
Avant que tombe l’arbre de la nuit
Boire jusqu’aux racines la vie
Racines de jour racine de nuit
Broyant l’espoir dans chaque creux
Jusqu’à l’oubli des orages et de tempêtes
Avant qu’éclose le désir.
La vrais victoire est ici
Nous cherchons ailleurs
Ce qui est déjà
Quelques saphirs que le soleil à nourrit
Et maints roses que la brise à venter
Au travers des jours chaque nuit une gloire
Chaque effort un espoir.
La lance a la pointe du rayon
Transperce le jour
Tout l’empire se déchire
A l’approche de nuit
Affranchir chaque rocher chaque sentier
La lune tournera toujours
Avec les ombres longilignes
de nos regards apeurés.
Le jour donne la marche
La nuit donne le son
Tous les sentiers clarté
Tout repos obscur
Jour sur jour
La lune en miroir
Le soleil en touche.
Un moment encore
Laisse advenir la nuit
Laisse venir le jour
Le souffle de chaque astre
Ce qui revient a revivre chaque instant
Laisse la cigale chanter
En concert toutes les herbes folles
Lentement où rapidement les saisons
se cachent au rythme des pas .
Si désir n’est
Promesses seraient paix
Mais paix égorgé
Silence violé
Au milieu de mille visages déformés
La misère sans fin étouffe sa vérité de rêve lointain
Aveuglement la douleur muette que la mort n’annule
Comme un tourbillon de passage
Déjà aux archives de l’humanité.
Par-delà le temps
Jour de misère
misère de nuit
Libere-nous
De ta prise
Où consume-nous
Nous-même paille de feu
Tu es souffle tu es ouragan
Où va tu .