Voici la prairie le jardin
de dieu à nous il s’offre
Si tu regarde voici les fleurs
les herbes les papillons
Si tu tends tes yeux
voici la beauté
Si tu écoute voici le parfum.
Voici la prairie le jardin
de dieu à nous il s’offre
Si tu regarde voici les fleurs
les herbes les papillons
Si tu tends tes yeux
voici la beauté
Si tu écoute voici le parfum.
Nous sommes le point du départ
Chaque fois que la marche prend son pieds
Pour la première fois marche le temps
Nous sommes l’heure
En nous nait le jour
En nous la nuit avance et recule
Comme toujours le va et vient du temps.
Que de fois nous sommes loin
Loin dans les méandres de nos ténèbres
Le poids de ton souffle sur notre dos
Te cherchant toujours ailleurs
Nous trouvons ta moquerie à nos talons
Comme les râles de nos soucis.
Descendre l’oued jusqu’au puits
En direction du nord
D’un source qui saigne
D’une douleur aussi vif que son souvenir
Dans la marche vers ce sentir qui tire les reins
Chanque enfant se souviendra
Que chaque arbuste témoigne
de la taille de notre courage.
L’aurore arrive
par la fente du jour
Réveiller d’ici les humeurs
Effleurer les sommets
et les rêves de tous
Détacher les ombres et les silhouettes
Lente et effiler de chaque souvenir.
Nommer chaque horizon
Est l’appréciation de son existence
Mais dire le jour est encore meilleurs
Toujours la vérité
Et l’imprévu surgira des nuits
Chaque fois re-commencer le monde
Entre rivières et berges
entre le nuage et la nuit
entre les yeux
A la vrais marche de la vie
Entre les nuages et l’horizon
Un brouillard de vent
Relance ce que dit la lune
Relance ce que le veut vent
Redit les saisons
Redit l’envie de moissons
Et lance l’avis au soleil
Qui perça les rayons.
La beauté est un sourire
Mais nous buvons le sable
Sur les genoux de la colline
Le couchant à peine
sans jamais le trouver
La plaine plus loin
Pendant le levant rougeoie
Effleurant nos consciences le mont de nos soucis
Puis le néant qui happe les esprits comme
un trou noir dans le coeur.
Le mystère est singulier
Qui ne peut se dévoiler
Que par d’autres étonnements
Que par le face à face du dernier jour
Des mondes enchantés
Et de l’ange à l’ange par le rayon
Dans la traversée des horizons
D’astre en astre.
L’infini qui sépare le jour de la nuit
Le feu du soleil à la torche de la lune
Le dromadaire du loup
de la chute des températures
A l’enfant qui pleure
De la mère qui allaite
L’infini que l’horizon traverse
en marche de victoire
du vide de nos mémoires
Voila le lieu de vie de nos ancêtre.