Boire le soleil jusqu’au
dernier rayon
Avant que tombe l’arbre de la nuit
Boire jusqu’aux racines la vie
Racines de jour racine de nuit
Broyant l’espoir dans chaque creux
Jusqu’à l’oubli des orages et de tempêtes
Avant qu’éclose le désir.
Boire le soleil jusqu’au
dernier rayon
Avant que tombe l’arbre de la nuit
Boire jusqu’aux racines la vie
Racines de jour racine de nuit
Broyant l’espoir dans chaque creux
Jusqu’à l’oubli des orages et de tempêtes
Avant qu’éclose le désir.
La vrais victoire est ici
Nous cherchons ailleurs
Ce qui est déjà
Quelques saphirs que le soleil à nourrit
Et maints roses que la brise à venter
Au travers des jours chaque nuit une gloire
Chaque effort un espoir.
La lance a la pointe du rayon
Transperce le jour
Tout l’empire se déchire
A l’approche de nuit
Affranchir chaque rocher chaque sentier
La lune tournera toujours
Avec les ombres longilignes
de nos regards apeurés.
Le jour donne la marche
La nuit donne le son
Tous les sentiers clarté
Tout repos obscur
Jour sur jour
La lune en miroir
Le soleil en touche.
Un moment encore
Laisse advenir la nuit
Laisse venir le jour
Le souffle de chaque astre
Ce qui revient a revivre chaque instant
Laisse la cigale chanter
En concert toutes les herbes folles
Lentement où rapidement les saisons
se cachent au rythme des pas .
Si désir n’est
Promesses seraient paix
Mais paix égorgé
Silence violé
Au milieu de mille visages déformés
La misère sans fin étouffe sa vérité de rêve lointain
Aveuglement la douleur muette que la mort n’annule
Comme un tourbillon de passage
Déjà aux archives de l’humanité.
Par-delà le temps
Jour de misère
misère de nuit
Libere-nous
De ta prise
Où consume-nous
Nous-même paille de feu
Tu es souffle tu es ouragan
Où va tu .
Sur ta route tu donne vie a tout
N’est-ce pourtant toi nature
Qui rends unique la vie
N’est-ce toi le vent et l’horizon qui
parcourent ce paysage
Qui soudain rappel la mémoire des choses.
Parlons-nous
Pour que rien ne soit oublier
Ni la misère ni la loyauté
Ni la marche ni l’argile de nos os
écoutons-ton notre silence par nos yeux
pour que notre regard porte loin
Au royaume de la vie.
Réduit au plus fort de l’instant
Regard en oblique
Chaque pierre chaque mot en silence
au souffle de chaque aube
Quand le printemps dévale les pentes
Tous les échos se concentrent à la montagne.