ⴰⵣⴱⵓ

Descendre l’oued jusqu’au puits

En direction du nord

D’un source qui saigne

D’une douleur aussi vif que son souvenir

Dans la marche vers ce sentir qui tire les reins

Chanque enfant se souviendra

Que chaque arbuste  témoigne

de la taille de notre courage.

ⴰⵎⵗⵔ

L’aurore arrive

par la fente du jour

Réveiller d’ici les humeurs

Effleurer les sommets

et les rêves de tous

Détacher les ombres et les silhouettes

Lente et effiler de chaque souvenir.

ⵢⵙⵎ

Nommer chaque horizon

Est l’appréciation de son existence

Mais dire le jour est encore meilleurs

Toujours la vérité

Et l’imprévu surgira des nuits

Chaque fois re-commencer le monde

Entre rivières et berges

entre le nuage et la nuit

entre les yeux

A la vrais marche de la vie

 

 

ⵜⵂⵙⵉ

La beauté est un sourire

Mais nous buvons le sable

Sur les genoux de la colline

Le couchant à peine

sans jamais le trouver

La plaine plus loin

Pendant le levant rougeoie

Effleurant nos consciences le mont de nos soucis

Puis le néant qui happe les esprits comme

un trou noir dans le coeur.

 

 

ⵜⴾⵏⵜ

Le mystère est singulier

Qui ne peut se dévoiler

Que par d’autres étonnements

Que par le face à face du dernier jour

Des mondes enchantés

Et de l’ange à l’ange par le rayon

Dans la traversée des horizons

D’astre en astre.

ⴰⴾⵏⵏ ⵏⴱⴰ

L’infini qui sépare le jour de la nuit

Le feu du soleil à la torche de la lune

Le dromadaire du loup

de la chute des températures

A l’enfant qui pleure

De la mère qui allaite

L’infini que l’horizon traverse

en marche de victoire

du vide de nos mémoires

Voila le lieu de vie de nos ancêtre.

 

 

ⵘⵔ ⴰⵎⵏ

Entre les yeux

Mais bien l’horizon

Regard en arrière

Marche des jambes né du jour

N’aura de cesse de voir la nuit

Temps d’un sommeil gonflé de sang

Nul repos qu’entre deux regards.

 

ⵜⴷⵜ

Le vrais est toujours

Une route droite

Et qui sans nous fait son chemin

Né d’une réalité qui tranche le rouge et le noir

Le vrais est toujours ce qui fait tremblé

Entre frayeur et vérité.