Les voilà les dieux
Perceptives murées
Dans un silence engagé
Je crains toujours le crépuscule de ma vie.
Les voilà les dieux
Perceptives murées
Dans un silence engagé
Je crains toujours le crépuscule de ma vie.
O désert paternel maternelle recherche
Mère de mes sens origine de tous les mystères
O plaine qui vu naître
Ton destin me hante toujours.
O terre de l’adah
O patrie de mon coeur
Fatale route des illusions
Mon rêve m’a visité comme une fête de funérailles
Telle une douleur têtue.
Lieu fracassé par les convoitises
Hérissé des acacias des rocailles
O terre de mon père
Quel est ce montre qui s’abat sur ton corps.
La mort des oiseaux
Décourager les moisons
Les fleurs tombent comme des goûtes
Les roseaux se plient
Et les épis laissent la place aux chenilles.
Les vapeurs de la peur
La nuit égorgée de la honte
L’instant gouffre qui se creuse
Immobilise les rêves.
Les souvenirs d’un soir qui s’effritent
Un air fatigué se repose sur les épaules des sommets
Et le chemin réapparu au bout du chemin
Les ténèbres.
La lune vacille devant les décombres du soleil
Colère irrépressible d’un saison
Cortèges d’étoiles sur l’horizon
Veillée ratée d’une nuit.
Resurgi la pensée
De la marche de chaque univers
Un soleil abimé
Un vent capricieux
Dénature les présages des sages.
Me promenant hors des sentiers battus
Vers des plaines claires
Je me suis senti libre
Ma respiration prenait tout l’horizon
Et ma mémoire captifs d’un lointain passé
gémissait.