A toutes les maisons de la lune
Aux ergs encore vierges
Aux nuages rares
pour des hommes jamais éblouis
Qui n’ont que leurs yeux pour pleurer.
A toutes les maisons de la lune
Aux ergs encore vierges
Aux nuages rares
pour des hommes jamais éblouis
Qui n’ont que leurs yeux pour pleurer.
Que sont devenus mes plaisirs
Mirages et songes ébauchés dans le vent
Palpitations et peur qui gonflent les artères
et douleurs silencieuses qui rongent la nuit.
Où est le chemin du temple
Aux bourdons jaune et noir
Aux pousses du printemps
A l’avènement du soleil bienfaiteur.
Que sont sont devenus mes plaisirs
Mirages évanouies dans l’ombre
Tremblement dans le regard
Le regard du temps Qui cause les printemps.
Carrefour de la convoitise
Se croise la haine et les ambitions
Eclair fugace d’un soleil déjà mort
Le regard perdu dans sa trajectoire
remonte les chemins.
Mélodie murmurée par les horizons
Rosée contenue dans les roses
Abeilles lubelliles paradisiers
Senteur reine des pentes des collines flamboyantes.
Déracinez le mal
Chassez le démon
Prenez la lune en otage
Et enfouissez chaque semence a sa place.
O vide permanent
O grandeur étonnante
Matrice de chaque mouvement
Où va tu
Tes horizons me hantent.
Yeux fermés de raison
Imaginer l’avenir
Où sont mes espoirs
Dans cette marche incessante.
O esprit
Fauchez les mauvaises promesses
Elles tiennent debout un mort vivant
Gaspillent la force de notre jeunesse
Et le mensonge promène ses langues de vipère.