L’enfant à soif des sources célestes
Doucement le chaos berce son silence
Comme un sage figeant la lune
et sondant l’horizon raccordé à l’espoir.
L’enfant à soif des sources célestes
Doucement le chaos berce son silence
Comme un sage figeant la lune
et sondant l’horizon raccordé à l’espoir.
L’homme mâche sa colère sa soif
Une odeur de douleur un point
dans le visage
du doute dans les yeux
il pleur et supplie le temps.
Une parole sèche et drue gronde
comme le tonnerre dans les cendres
les squelettes décor des bourreaux
perfectionnent leur art
Dans la mémoire des innocents.
O cycle
Bourdonnement des alizés
Tu te dore dans le mystère des hauteurs
Comme les couleurs du printemps
Tes clairs chemins figent nos songes
Comme des illusions noyée dans le rêve.
A toutes les plaines de la lune
Aux herbes folles des oueds
Qui poussent malgré la poussière
Aux rives des nuages
Que des hommes scrutent
de long en large
Sans jamais connaître l’exaltation.
L’homme a faim de céleste amour
Doucement la plaine berce son chagrin
Comme un sage figeant l’instant
dans sa mémoire raccordée à la terre
des ancêtres.
L’homme mâche sa colère
Un parfum de douleur
Une tâche dans l’érection de la soif
Engluent la nuit
les marches de la révolutions de la faim
les oueds du sommeil planent.
Oh! la marche amicale de la brise
L’inclinaison des buissons
Le murmure du vent vont et viennent
Sur le chemin de la plage
Lieu des radez-vous de tous les plaisirs.
Une parole ferme et dure
Comme le temps de la soudure
Elle lèche la beauté et les plaisirs
Dans le tourbillon conduit par le vent
la marche incolore de chaque cri.
O saison de soudure
O printemps maître des coloris de mes songes
relève.moi la tête
Vers la belle saison.