Le temps de semailles
je vois les lunes blessées dans leur rondes horizons
Les gémissements de nos mères
font vibrés les membranes de la nuit
Elles dénoncent les vipères le venin
Chaque scorpion est gardien d’une douleur.
Le temps de semailles
je vois les lunes blessées dans leur rondes horizons
Les gémissements de nos mères
font vibrés les membranes de la nuit
Elles dénoncent les vipères le venin
Chaque scorpion est gardien d’une douleur.
Les graines licenciées
des terres dans l’évaporation
des saisons par le feuillages
Des étés chaque chaleur vient avec
sa robe.
Le temps de voir
le temps de croire
Le temps du présent
le temps du futur
Les étoiles le savent tous ce qui brille
ne fait pas le bonheur de tous
Les rides de nos ancêtres
en témoignent.
O logique secrète des pouvoirs
Vent des plaintes et trames
Tout miroir au soleil
Temps orageux des nuits
je vous pleins.
Le bras court de l’ombre
secouait le désir
Comme le vertige des chaleurs
Déployant leurs misères sur le dos des bergers
Tel un poids toujours plus lourd.
Que le chanteur tresse son parler
Jets de rayons de cristal de soleil
Tambour crépitant sur les fonds de nuit
Et parfum des oueds au bord du matin
Dans l’éclat de tous les regards
Dans ce lieu de joie.
La nuit des naufrages
des abîmes et la routine
Vaisseaux de l’esprit en perdition
Toutes les sauvages pensées
en embuscade.
Le crépuscule transie sous les effluves du couchant
Le jour prisonnier des rayons
Emportait sa légende
Sous les paupières de la misère
Les vieux debout souriaient
la mort dans l’âme.
Dans la trajectoire du soleil
certains goûtaient la pleine marche
D’autres redoutaient les sanglantes nuits de désastre
Le ciel crépu de douleurs disait
au reins rompus par l’ouvrage
Tout exténuait le bonheur
égarait l’espoir.
Sur le mur le pinceau trace le nom
L’homme ré inventé par ses rêves
Roué par la soif
Rendu à son désir animal
Il grogne le délire des chèvres.