Les sillons désespéraient
des routes transversales
Dévêtues par la foire
des arbres sans racines qui boudaient
Mais l’homme tel une tisseuse
Cherchait une image autre que la désolation.
Les sillons désespéraient
des routes transversales
Dévêtues par la foire
des arbres sans racines qui boudaient
Mais l’homme tel une tisseuse
Cherchait une image autre que la désolation.
Tous ces cris
Tous ces vents raclaient les fonds
éclaboussaient les mémoires
Avec les caprices des saisons
et les ombres protégeaient les montagne
de la vapeur de toutes colères.
Dans la corbeille des mots il parlait
de la dégénération des peuples
Dans le fond des nuits il pleurait sur ses amours perdus
Dans les bras du silence il posait des questions
A la crié des dires il tombait en écho.
Les rides s’inquiétaient sur les dunes
Dévêtues par le vent
Des arbres inexistants s’ouvraient au regard
mais l’esprit cherchait la verdoyante allée
Tissait les nuits la délicate envie
d’une rosée fraîche.
Oh! plaisir
Louée soit la mélodie et cette voix venue
de loin louée soit le printemps
vierge et brodé des fleurs
Et chaque allées trace le jardin.
Mes désirs une strophe de mon corps
Même pas une phrase
Mes sens l’offre de quelques mots
Les échos des lointains souvenirs ont
rallumé mes rêves.
Oh! apprentissage
Apprendre l’éducateur de ma mémoire
Apprendre fruit de l’intelligence
Il faudrait un peut de sensibilité
pour comprendre le sens de l’apprentissage.
Enjambée de paroles sur les corps des morts
Ces litanies de veille dans la douleur
Ces lunes de larmes dans le coeur
Enjambée de la terre vers l’enfer
Ces prières perdues
le silence les happent
le désert les comptabilisent.
Les oeuvres de l’intolérance brûlent
les vapeurs de l’esprit
Et consument les assises de l’entendement
Et la sulfureuse arrogance des décideurs.
La femme embrase la nature
Remonte à l’origine de la semence
la force de l’amour incendie toujours son coeur
Les sourires débauchent sa joie
Elle porte en elle la vie.