Les gémissements de malheur
Coulaient l’horizon
Les émissaires de la faim pullulaient
Nourrissant chaque misère
Du venin de leurs piquants.
Les gémissements de malheur
Coulaient l’horizon
Les émissaires de la faim pullulaient
Nourrissant chaque misère
Du venin de leurs piquants.
Au chevet de ma vie
Dans la promenade de mes rêves
Lisse comme un jour sans nuages
Sans rides et sans colère
l’espoir est permis .
Elle advient pour tuer la misère
Forte dans tous les foyers
Pesante dans tous les coeurs
Dans toutes les gorges enflée de douleurs
Ah! l’angoisse la toujours porter
Au chevet de ses victimes .
Mais comment l’appellerai-je
Ce temps
Hérisson aux épines où
Chenilles aux poils
Où encore fourmi courageuse
C’est l’insaisissable saison qui
défie la lune.
Tendue comme une corde
Comme un léopard en chasse
Plus tendue que la douleur
L’angoisse prend la place
Et vomissait son écume de malheur.
L’horizon le vide toile de fond de l’éternité
Parsèment de souvenirs mes plus vieux espoirs
Je m’en vais peut-être là où se glisse le temps
M’extasiant devant chaque étoile.
L’alouette de tous ces malheurs
me frappe comme une offense
Debout telles des stèles
La sentence des esprits
tombe dans l’ombre.
Une voie d’espoir s’ouvre devant mes yeux
Adieu la rose adieu la plaine
Ma consolation est de savoir demain
Dieu de ma montagne dieu de ma dune
Mes rêves se déroule parmi les fossiles
Tout un cortège de désirs.
La sève de la terre est vide
Même la création reste sur la montagne
La politique anxieuse de l’orgueil
Une route vertigineuse s’ouvre devant le sommeil
Adieu les repos adieu les jardins.
Que la victoire des mots assiste
Ma parole et mon sommeil
Que ma parole réfute l’allégeance au complot
Ma demande est licite
Le son du verbe vibre dans les soleils
le désir rejoint ma voix.