ⴰⵗⵓⴸ

Couronne légère ou chèche

Nos cheveux plantent le décor

Emoussé les brindilles

aux yeux des ancêtres

Torche de bambou

Au rythme des tourbillons

nous dansons nos soudures.

 

ⵙⵔⵂⵓ

La nudité du jour appelle

Le naufrage l’éternel recommencement

Dans la contemplation de la lune plaine

Dans l’illusion du rêve que chacun invite

Dans son éveille.

ⴰⴱⵔⴺ

L’homme des bois est arrivé

Il souhaite l’abondance

Ses gestes buvait le silence

Les prunelles de son âme s’allumaient

Et les feuilles des son regard murmuraient.

ⵜⵏⵓⵏ

Les mots supplantaient les craintes

La parole buvait le sceptique

Elle tombait raide du Nord

Etouffait toutes les plaintes

Cuisait tous les coeurs

Malédiction de toutes les nuits.

ⴰⴾⵙⴰ

La végétation gonflait les landes

A lui l’homme des déserts

Lançait des prières

A l’assaut de la poussière

Voulant des plages vertes

et des lacs a ses pieds.

ⴰⴾⵏⵏ

O terre de feu

Le marchand de la mort fait le tour

des campements le sang coule

O la vie triste des affamés

La tante ne connait plus son nom

O pays où le matin se couche

comme a minuit surpris par propre

fureur.

ⵎⵈⵔ

Dieu du vent et du feu

Dieu d’amour et de l’océan

Dieu du soleil et de l’horizon

Tous chantaient cette mère patrie

La terre des origines

Où même les scorpions son armé

pour abattre le cousin la soeur

Où même la mère toujours plus de douleurs

Toujours plus de morts .

ⴰⵊⵔⵈⵉ

Qu’elle est loin cette Afrique

des origines des sourires et des misères

La-bas les dieux sont avares

Et les cérémonies de champs brûlés

sont courante toujours une odeur

de malheur tourne.

ⵎⵙⵙ

Le maître du fouet contemplait

Les enfants les misères

Les colères de la faim et du soleil brûlant

La santé de la rocher est plus rentable

Que leur vie

Et les signes de la terre n’annonçaient pas

l’abondance.