Pour le jaillissement de la vie
Pour la pensée juste prions
Pour les faux frères intimement dans l’ombre
La langue fourchue lèche nos mémoires
Comme dans les histoires des bestiaires
légendes oblige
l’haleine sens le soufre.
Pour le jaillissement de la vie
Pour la pensée juste prions
Pour les faux frères intimement dans l’ombre
La langue fourchue lèche nos mémoires
Comme dans les histoires des bestiaires
légendes oblige
l’haleine sens le soufre.
Dites-moi o habitant des cieux
Une parole un mot rassurant
Dites-moi que la paix est a portée de la main
Par magie je rêve d’un monde meilleur
Mais la plainte des étoiles m’enlève tout espoir
Et vole ma petite voix vers les nuits sombres.
O maître dites-moi une parole de paix
Pas de magis ni des cris de joie
Pas de gloire ni de clan
Mais le fleuve même du bonheur
Et vol mon petit papillon par toutes les fleurs.
Les chèches de midi proclamaient
la dignité la beauté volée au tournant
ils forçaient le respect de chaque sommeil
Et donnaient à chaque heure son compte de patience
Chaque matin un témoin
Chaque saison une main tendue.
L’homme cherchait ses racines
Là où la terre pleurait ses enfants
Là où le ciel pleuvait ses déboires
Chaque vent une épée
Chaque soif une mort
L’homme redoutait de rouiller
Et son voyage se ferait dans la douleur.
Le sage ne sais pas encore qu’il est élu
Il regarde la cité meurtrie
la dune mouvante
les visages déformés
Brusquement chacun prend
ses talons à son cou
et le moyen de transport est casser.
l’envie et la fièvre incitent aux songes
Mais le grand satan festoyant
Sur les dômes des esprits
Perverti les consciences
Et met du feu dans le sommeil.
Le mouvement ramène le vent
L’animation du soleil
donne le ton à travers les hautes branches
La soif boit à la santé de l’été
A la source de la vie.
Le chameau a évité le naufrage
Le mot a grippé les entraves
Le malheur a jonglé patiemment sur les mémoires
Avec ses lettres de noblesse.