Le berger du temps
Convoyait la fraîcheur du jour
Dans les entrailles de la lutte
contre La saison
Au loin un soleil criait
Les malheurs de tout un peuple.
Le berger du temps
Convoyait la fraîcheur du jour
Dans les entrailles de la lutte
contre La saison
Au loin un soleil criait
Les malheurs de tout un peuple.
Sur la rive de mon pays
me reviens le souvenir
Des douleurs des pleurs
Du vivier de la grotte
s’écoulait le venin
au goût acide et qui embaume l’air
de mes pâturages.
Chacun souffre de sa nuit
Qui a pu jouir de ses lunes
Devant les éléments farouches
Les temps encombrés.
Au seuil de la nuit
me reviens la mémoire
Et les pleurs des étoiles
De l’oued des idées s’écoulait
de l’incompréhension
Dépriment l’appétit
Abolissant les règles.
La vermine avide de sang
Multipliait les foyers
La gangrène sur la route
creusait des sillons
Et les bergers les paysans
lourdement chargés de leur misère.
Comme un crieur
Il sensibilise au bruit des sabres
Défendant poil par poil son aire
Comme le lion dans sa tanière
Lutant toujours pour sa paix
Pour sauver sa paix denrée rare de nos jours.
Moissons séchée
Les larmes souillées
récoltes brûlée
Corps massacré
Le quotidien d’un pays malade
Sous un soleil égorgé.
Le retour des survivants
Tremblaient encore
leurs corps
La peur effaçait leur chemin
Et le tonnerre grondait dans les montagnes.
Une nuit sombre
S’abattait sur le pays
Les esprits leurrés
Par les mangeurs de confiance
Asservis par le gain
Ames perdues dans le chaos
Et les innocents abusés.
Il courait criait
Livrait sa version les rides de sa peau
Aux chèches bleu de la mission
Les troupes de l’insomnie
par vagues de fièvres.