Que devient le désir des hommes
debout comme des sentinelles
A côté de leur misère
Et la réflexion adossée à la montagne
Comme des racines brûlées.
Que devient le désir des hommes
debout comme des sentinelles
A côté de leur misère
Et la réflexion adossée à la montagne
Comme des racines brûlées.
Que deviennent les paroles d’hier
Les mots magique du discours
La pointe des cris du verbe
Le regard triomphant
Des bergers debout tous sur le même pieds.
La brousse brûle
Fané ses vents par l’onde du haut
Toutes les lumières farouchement projetée
Que vivent les buissons
a chacun son vertige.
Les cris de loups
ranime la triste vérité endormie
La lumière du jour n’est plus
qu’une source de souffrance
dans les oueds
Chaque berger attends .
L’impatience frôle l’insomnie
Qui hante chaque parcelle de la nuit
Tous les projets sont orientés
Du côté de la douleur
Et dans les vapeurs de pleurs
des enfants innocents.
Chaque brousse a son voile
Infatigable va et vient des vents
Et chaque oubli est un secret
miroir de nos espoirs
Et tous les sentiers vont au puits.
Saluant les oiseaux les horizons
J’ai vu des étoiles des lunes
des saisons vagabondes
dans les mouvements de chaque pas
Autour des mots qui disent
où est la pluie.
Des rêves réduits
en vent du sud
des souvenirs tendus vers l’horizon
Des esprits réduits à des cendres
des corps se tortillant comme
des serpents rien ne va plus
Hommes et femmes à genoux.
De jouissance est né
la joie que chacun voudrait
Dans le jardin de la paix
Sans barreaux grillages
Quand ouvriras-tu tes portes
pour bercer l’innocent .
Que deviennent ces pays
Lointains perdus dans le néant
Regard toi qui brille
Dit nous l’horizon
dit nous la nuit
Dit nous la vérité.