Tekarachefte a tonné
Dans le ciel les bâches du vent
déchirent les horizons
comme des détonations
le vent a ouvert les portes
des démons .
Tekarachefte a tonné
Dans le ciel les bâches du vent
déchirent les horizons
comme des détonations
le vent a ouvert les portes
des démons .
Le grondement de la colère
Et la fureur des esprits
Dans le silence de plomb
Chaque main tourne dans le vide
Toutes les prières sont attendues.
Sous l’arbre a palabre
Le souffle du désespoir
Du temps des tempêtes planté d’équivoque
La provision des mensonges nous confond.
La terre court son corps
Mystère des vents des sables
Seulement au sein des oueds
L’essentielle est toujours devant.
O lettre de mémoire
Parole des coeurs
Son des mains qui se cherchent
La première pensée est blanche
Et chacun doit prendre part.
O oublier dans sa propre histoire
Qui labour les mémoires
Visages tannés
et corps démembré
La vérité bâillonnée parle
Le verbe de justicier
Mais déjà condamné.
Lac de silence
Bruissement des tempêtes
dans les yeux
Ta gorge possède le relief
des grandes plaines.
La chaleur avivée par les vents
Breuvage des énergies
Parle-moi de ta plaine
De ce paysage sans visage
Piétiné par la vie
De ce pays haletant de soif.
Mes regards
Chantes la vie
Des mots justes
de nuit de jour
Mon coeur sourit
Et le vent me lave la face.
Le regard dans les étoiles
court la vie
des steppes aux plaines
Entourés d’ombre des nuages
Illisibles traces des grandes
méharées accompagné d’aigles
Et de charognards .