Pour transformer le désir
en réalité et la branche en
arbre vert
Ce désir qui nous poursuit
crève la table du sable
avec la frénésie de la gerboise.
Pour transformer le désir
en réalité et la branche en
arbre vert
Ce désir qui nous poursuit
crève la table du sable
avec la frénésie de la gerboise.
Des ergs à traverser
des dunes à replier
des plaines à parcourir
Elles étaient le jour la nuit
Et mon désir attise le souvenir
Pour embellir les trouvailles.
Dans le silence
Le vent crépite
comme un chuchotement
Dans les étoiles
Brûle les efforts des saisons
comme des souvenirs
Dans chaque horizon.
L’écume des vapeurs
Des nuages tombent sur les cimes
Tendre comme une verdure
Fête les roseaux a la terre
les vents de l’ouest répétant la prière
du soir.
Des gestes qui vont vers le haut
Des berceuses qui prennent l’air
Fêtent le printemps
et la belle saison
comme l’éclosion des fleurs.
Dans son giron
Dans le front immense de l’horizon
En plein ramadan
pieds nus l’écume des colères
ceinture la nuit.
Comme un crie de l’oubli
Comme une caresse de la mémoire
Ses doigts serres la corde du temps
Remuant la toile des horizons
Les vents se déchainent a ébranlé le soleil.
Ou s’en vont chercher
La dune aux formes rondes
Laisse deviner ses rides
La mer de sable protège sa poussière
Les chemins raides se dressent
Comme des pilonnes
Les acacias en deuil disent leur douleur.
Le crépuscule et l’aurore se confondent
Les hommes partent à la recherche de la paix
Les enfants la bouche ouverte attendent
Mais d’autres poursuivent des chimères
De leur désespoir et la fronde dans regard.
Des jeunes gens guettent
encore l’arrivée de la tempête
Toutes les voix du peuple
la campagne en ébullition
des chants guerriers le jour et la nuit
les vaches au pâturage regardent la scène.