Un voile sombre veut noircir
Mon esprit sous les paupières de la misère
Mais je donnerai une avance au soleil
Oui les vents du sud apaisent nos douleurs
Et corrigent tous les chemins de travers.
Un voile sombre veut noircir
Mon esprit sous les paupières de la misère
Mais je donnerai une avance au soleil
Oui les vents du sud apaisent nos douleurs
Et corrigent tous les chemins de travers.
Regarder l’horozon
Les préparatifs de la moisson
les prémisses de la fête
Et le parfum de la récolte
avenir.
Ou dois-je porter mon regard
Pour apprécier un bon matin de printemps
Sur les lèvres du l’aurore
Et voir dans mes yeux des fleurs
qui fleurissent.
Corrompu la nuit de deuils
Dans un assourdissant bruit
Avides des avoirs dans une guerre sans merci
Les frêles demandes d’espérance
Eternels recommencement.
A la profondeur des sillons
Aux humeurs des tempêtes
Ils sont venus les tourbillons
Chargés de désastre
Aux portes de nos oueds
Ils ont pris nos rêves.
Corrompu la marche du jour
Dans un tourbillonnement de sons
Arides des bons espoirs
Les poussières poussent
le manque de fleurs.
Oui que des noms
sur des stèles
Des noms que l’on ne prononce pas
que de plaisir
Pour mieux farder le scandale
Pendant cent ans.
Ni soleil ni plaine ni verdure
Mais hélas l’étonnement
la douleur et la misère
Sur les terres des pauvres
Tel des morts vivant ils déambulent.
Après son parcours
La tempête prend une pause
Le calme et la destruction
Fond place au silence
Un silence très pesant
Dans un concert de douleurs.
Toute la plaine a souffert
Le berger la su puis il c’est évanouie
Oublié dans le mirage
il vogue la poussière.