Oublions ce souvenir d’une autre époque
J’attendais sous des tentes de laine
De découvrir le bonheur de la vie
J’ai vu le temps s’éloigner
Sur des chasses de tombes
Oublions.
Oublions ce souvenir d’une autre époque
J’attendais sous des tentes de laine
De découvrir le bonheur de la vie
J’ai vu le temps s’éloigner
Sur des chasses de tombes
Oublions.
Accueillerai-je ce faiseur de mémoire
Qui de sa bouche conte l’histoire
Des plaines et de savanes
Celle des caravanes et des campements.
Me voici perdus
Entre le jour et la nuit
hier pleurs aujourd’hui doutes
Et l’incendie de mes espoirs
Sur le seuil de mon coeur.
Jadis les plaines étaient
paisibles comme une chanson à la nature
Je reconnais la lune plaine
et les étoiles qui pétillent
Et ma voix montait les horizons.
Comme jadis le printemps
Emporté par un parfum
La magie de l’air gonfle les poumons
Tout remontait au ciel au son de la lune
Et mon regard détachait l’espace
Des symboles de la paix.
Un doute profond veut enfouir
Mon esprit sous les décombres
Crépusculaires des tempêtes
et de la misère des nuits.
Aujourd’hui tout me semble presser
Et le langage talonne le vent
Les jours courent et les étoiles
accélèrent la marche des lunes
Et jaillissent des pans de l’histoire.
La liberté est de voir de sentir
Le plaisir du vent sur son visage
sur sa vie que le repos soit doux
et paisible que les chemins
Aboutissent tous a la source.
Aucune Tempête ne pouvait
Entamer le désir de pluie
Le plaisir de vivre est dans une plaine verdie
Et le vent du sud qui ramène l’espoir.
Mon esprit priait
Et suppliait la terre
Libérait mon âme de toute collusion
je cherchais la gloire du ciel
Sur les rives de mes regards.