La solitude parfume
les esprits du levant
au recueillement
de tous les habitants des souvenirs
Comme la saison ramène son humeur.
La solitude parfume
les esprits du levant
au recueillement
de tous les habitants des souvenirs
Comme la saison ramène son humeur.
Les esprits du paradis ne chevauchent
pas ses sommeilles
Mais leur étoile ressemble à une ouverture
Le collier du malheur entour leur cou
Comme un présage.
La vie chante une chanson paresseuse
Une onde de soucis
que la société néglige
que sa voix proclame haut et fort
Les anges du paradis dorment encore.
Des yeux en feu
Le monstre cultive la peur
En arrachant tout espoir
des esprits chaque marche une mort
chaque crie une tombe.
L’insomnie roue sans fin de la détresse
Use les chapelets de sa patience
Pour n’aboutir qu’à la fatigue
Chacun sursaute a sa nuit.
Un animal impatient et
inconsolable pense sa soif
a chaque respiration
ses yeux profond parlent
du monstre de l’inconscient
qui revendique sa part.
Le nomade vie et souffre dans l’étreinte
du désert le visage taillé dans la pierre
A la fois volontaire et anxieux
Sans vision pour le futur
Il s’abandonne à la mélancolie
Tel un chameau au pâturage .
Dans l’ombre on pleure
Sur les braises totem du pauvre
La forge de la colère gonfle les coeurs
La tristesse prend la place
comme un avenir.
Dans la nuit hébétée
Dans sa profonde chevauchée
ronfle et noircis la tristesse
comme des mauvais rêve.
Dans cité surhumaine
Où triomphe le mépris la haine
Par une nuit de pleurs de sang
J’ai pensé a mon passé
Conduit par l’espoir mais
que les tessons lacèrent
comme des griffes de montre.