ⴰⵗⴰ

Les martyrs qui sombre dans les abysses

Sans espoir qui les sortira vers la gloire

Ni pluie pour adoucir leur douleur

Le sable les a enfermés a jamais

Au contacte des monstres des entrailles

de terre les vers ferons le reste.

ⴸⵔⵂⵏ

Poussière dans les yeux

Les grandes puissances passent

leur chemins avec des yeux d’envie

elles ferment les horizons

Sur notre sommeil

J’étais aussi là mais je rein su faire

Sur le rocher j’étais là assis

comme une statue de bronze.

 

ⴰⵙⴾⵏⵏ

Les choses s’envolent au-dessus de nous comme des rêves

Nous prenons ce qui nous arrive sans le choisir

Et prennent ce q’elles veulent de nous

En marchant vingt ans la fatigue prend le coeur

Par mesure d’économie

Nous à l’agonie.

ⴰⴵ ⵉⵏ

L’oued encombré du bétail hier est vide

Aujourd’hui de tout espoir

était envahie de son de cris le campement

Solitaire la vie nomade comme un acacia

l’ombre accueillante de nos camps

Comme le rire de nos mères

il y a trente ans

Hier les enfants ont arrêté de joue a cache cache.

ⵜⵂⵔⵘⵜ

J’ai dormi du sommeil d’un mort

Dans la chambre close

et lorsque le soleil s’est lever

j’ai trouvé  mes soucis dans ma main

Deux murs dressés je me suis rappelé

Que nos rêves étaient d’hier.

ⴰⵙⴾⵏⵏ

Le vent à emporté la nouvelle

Et depuis chacun disait adieu à son âme

Hier dans la brise de l’horizon

Aux couleurs sable j’ai vu le soleil se lever

Il était blanc et jaune

j’ai eu envie de le saluer

Le seul bonjour qui me restais pour la vie.

ⵘⵔ ⴰⴷⵏⵜ

Entre les fractions s’élève un mur

Qui invite à découvrir les regards de feu

En quoi sont-ils différent

Chacun brandit son sabre

Malgré la proximité

Et l’excellence de la pauvreté.

ⵜⵘⵔⵔⵜ

Dans l’oued Le soleil cuisait comme

Un chaudron  les deux trois acacias

A l’horizon Une silhouette inconnue

Dans l’air de tadjemé

Je croyait à la paix mais des obus

pleuvaient comme une pluie

Sous la nuit étoilée que mon grand-père

regardait jadis.

ⴰⴹⵗ

L’hélicoptère a survolé Tigargar

Et lancé des bombes

Près de tadjenoute Du bout du regard

je raclais l’horizon le sable dans les yeux

Et chaque pas la misère coulais

Et devenait une grande douleur

Dans l’oued quelques camps

Cuisaient au soleil.