L’échange des idées
d’attentes et des désirs
ne change rien au chaos
chacun tire de son côté
un tire sur corde l’autre
sur la pelle et ceux qui tirent
des coups de feu.
L’échange des idées
d’attentes et des désirs
ne change rien au chaos
chacun tire de son côté
un tire sur corde l’autre
sur la pelle et ceux qui tirent
des coups de feu.
Les témoins sont tous là
les coeurs les regards les yeux
et même les bouches ouvertes
tous sont témoins mais aucun
n’a le pouvoir de réagir
des spectateurs de la déchéance .
Le voyage
les voyageurs déjà dans la tête
les bagages la distance
et les points d’eau
un puit une route
et des bonnes chaussures.
Ils prennent leurs cous a leurs talons
chacun fuit sa peur
chacun ouvre sa nuit
mais le bruit de la guerre
reste et bourdonne la tête
une grande tempête dans le coeur.
Tous les écrits de nos mémoires
les souvenirs de nos vies
les histoires de nos campagnes
s’envolent au vent au feu et à la colères
des fous de dieu cela qui se disent
conservateurs cela qui nous tuent
et prennent notre dignité
et volent notre fierté .
Le vertige l’emballement
des dires le chaos
toutes les têtes de la nuit
à l’envers le jour à l’arrêt
voilà une de grandes modes
de la marche du monde.
Des soupçons des nons dits
Des histoires des contes
Le jour dissimule la nuit dévoile
chacun va de sa version
la lune montre son sourire
et le soleil interdit son corps.
Des souvenirs plein les yeux
le vent le disait et l’horizon le confirmait
des époques des saisons
des coutumes des cultures
toutes ensablés dans les dunes
de nos mémoires et même
les nuages font un détour.
Les rapporteurs disent
chaque esprit est sujet
à polémique chaque mot une histoire
chaque deuil une douleur
chaque jour un espoir perdu
vous êtes fatigué nous sommes fatigué
mais où est la paix .
Les salutations au jour
à la pluie n’enlèvent rien au désir
d’un moment plus joyeux
toutes les pluies avenirs manque déjà
à notre bonheur.