Derrière ce minaret un cri ouvre l’horizon
les portes encore closent
Sont séquestrées les rues
leurs ventres saignent leurs lampes ternes
et la jeunesse un chant oublier.
Derrière ce minaret un cri ouvre l’horizon
les portes encore closent
Sont séquestrées les rues
leurs ventres saignent leurs lampes ternes
et la jeunesse un chant oublier.
La compagnie d’un ignorant
est de mauvais augure.
J’entends
Dans les rues entre le marché et la mosquée
Sur la route devant la maison
J’imagine ma tête mon regard
un paon des plumes
qui hale ses ailes dans la forêt
des fenêtres et portes légende d’un passé
qui se meure.
Comme il est à plaindre
l’ami de l’ignorant.
Le regard d’un homme
peut-il changer le monde
Seul on est souvent dans la nuit
il faut une prophétie pour donner au
jour son goût.
Sur la vie d’ici-bas
un sage a dit
On m’y a fait entrer ignorant
J’y ai séjourné perplexe
et j’en ai été chassé
malgré moi.
Le chant prophétique peut-il
changer le monde oui
il l’a déjà fait le monde
a n’a besoin.
Le maître qui garde
le savoir pour est plus
qu’ignorant.
Les vagues vieillissent
cependant disent leur fracas
sur le rocher elles restent
le souvenir dans le fond de la mer.
C’est l’ignorant qui ne comprends pas
la valeur du savoir.