Les écrits parlent la langue
du vent de amadou Hampâté bâ
de la rivière qui coule
des mots scandés par la pluie
la poussière des plaines
et le chant des oiseaux
dans l’herbe folle.
Les écrits parlent la langue
du vent de amadou Hampâté bâ
de la rivière qui coule
des mots scandés par la pluie
la poussière des plaines
et le chant des oiseaux
dans l’herbe folle.
La souffrance des pauvres
est la règle imposée
mangent la poussière
boivent le vent et cultivent
la chaleur la moisson des déboires.
Il pleut dans l’horizon
les nuages soutiennent
la vallée les rivières
coulent les larmes
des bergers.
Confirmation du jour
la nuit s’incline
la lune tire ses voiles
et les étoiles regardent.
Le jour se lève sur la ville sainte
le soleil chauffe le vent claque
comme des bâches
la poussière lève les humeurs
et les ruelles menacent les passants.
Le monde cours le monde est malade
et esclave de sa boulimie
les étoiles s’enfuient la lune tombe a
genoux et chacun ne veut que du profit .
Recoudre la vie
recoudre la plaie
et la douleur
recoudre les deux bouts
la lumière et les ténèbres.
La terre tremble et les volcans
se déchainent la plaine et les forêts
en rangement de guerre
la fumée la poussière
gonflent les poumons
voilà l’état du monde.
Chaque partie cherche
à imposer sa vérité
sa victoire et sa grandeur
et le est pour la douleur.
La moisson se fait
la terre qui moissonne la rosée
et la vallée qui reçoit la pluie
et le laboureur moissine son blé.