ⴰⵙⴾⵏⵏ

Un long débarquement

le long de la frontière du grand passage

Il viendra du vent de la colère

Et prendra le couloir de la misère

Par la porte de ton coeur o pauvre berger

La faim cognera tes yeux

de sorte à allumer les oueds.

ⵜⵏⵔⵉ

Seul le tanezrouft cogne

Le jour levant

Avec son lot de misère et de douleur

Ne crie pas me dit-il mais

mon coeur pleure et

mes mains cherchent

un soutient dans le vide.

 

ⴰⴵⵏⵏ

Seule la la lune est venue a toi

Seule par la porte de la nuit

Tu ne lui as ouvert que la porte de la nostalgie

Ou il y a tes restes qui dorment

Sur les os de ton oncle

Sans jamais pouvoir le venger.

ⵜⵏⵔⵉ

Dans ta main la pierre

de ta solitude écrite par les doigts de la nuit

et toi dans ton coin cogné de douleur

Au sang de ta mère

Tu ne respire plus que la colère

d’un autre temps qui marche sur ton coeur.

ⵜⵂⵔⵘⵜ

Les yeux fermés

Ils dorment comme des pierres

Avec le souci de ne rien faire

pour nos mères qui pleurent

Juste faire des trous dans nos poitrines

Demain la victoire est pour eux.

ⴰⵜⵓⵉ

Nous étions étrangers

dans notre maison

Sans rien attendre de personne

Entre nous nous étions orphelins

Seul le mirage nous renvoyait notre image

Un grand silence nous conduisaient.

ⴰⵎⵏ

L’eau manquait au regard des nomades

Qui sur leur échine portent la sécheresse

Non pas l’eau des sources ni l’eau des fleuves

Eau vitale à la vie

la pluie fait défaut .

ⵜⵏⵊⵙⵏ

Nous parlions d’acacias

Des palmiers qu’on a pas planter

Des couleurs de notre appartenance

des contes de notre enfance

des souvenirs nostalgiques

qui ressemblent à de l’oublie

Pour que nos arbres grandissent il faut de l’eau.

ⴷⵔⵂⵏ

Mon dieu…

Comme l’espoir s’est trompé

Comme ses sandales sont usée

Comme la fièvre l’a envahie

Comme son désir s’est noyé

Abandonné de tous il gémit

Mon cousin est malade.