Ainsi commence la journée
Tous les acteurs sur le terrain
Partout des bras partout des yeux
Partout du bruit toujours en action
Et les metteurs en scène decident pour les autres
Toi à gauche toi à droite
En distribuant la misère le chaos.
Ainsi commence la journée
Tous les acteurs sur le terrain
Partout des bras partout des yeux
Partout du bruit toujours en action
Et les metteurs en scène decident pour les autres
Toi à gauche toi à droite
En distribuant la misère le chaos.
Ces derniers temps ma mère
Fait des comparaisons sur la lecture
de Jésus et Mohamed
Je vois des livres écrit sur la dalle d’essouk
Près du point d’eau le plus proche
Le bétail attend comme des religieux a l’ombre
des acacias mais souvent la bibliothèque est dans l’esprit.
La douleur de ma cousine court
illumine ses peurs
Et devient un champ de bataille
Je ne fuirai pas je questionne
la vie les instances
O dieu où est la justice
où est la paix.
Je les ai vu mettre mes espoir dans un sac
noir plein de scorpions
Dans le sac au fond leurs mémoires
Mais rein n’est venu de la haut
Même pas un clin- d’oeil
J’ai vu qu’ils complotaient pour les restes de nos terres
Malheur meurtrie nous sommes à l’agonie.
Les nouvelles sont arrivées ce matin
apportant les noms des morts
Et des bruits mystérieux sur modes
d’un autre temps
Le G P S a indiqué la fenêtre du voisin
Dans leurs sac les nouvelles se sont envolées
les femmes pleurent leurs enfants.
Lorsque nous nous réveillons sur les rives
de l’horizon
Des voisins de la lune nous conduisaient
Etalant leurs phares aux terres désertiques
Et parlant une langue autre que la notre
Timide nous étions nous attendons.
Les enfants du Sahara
qui ont déserté les campements
la tente de leurs mères
Te sont apparus un par un
Dans un rêve éveillé
Et en groupe ils réclament leurs terres.
Nous avons rien qui mérite d’être évoqué
Sauf le sable et la roche noire
Que les scorpions et le soleil torride
Les vents chauds et la misère
Rien donner rien non plus a attendre
Sauf de dieu si il nous envoie une pluie
salvatrice.
L’heure n’est plus au regard
mais à la marche
la marche vers un destin lointain
Sur la place il reste encore les pas
Et les mots en deuil
Nous sommes encore dans l’attente.
Les yeux qui regardent
Chaque regard une promesse
Chaque vue un horizon
Chaque nuit un avenir
Et la mort est une douleur
Entre deux points la vie et la mort
Nous sommes tous des pèlerins
des voyageurs d’un autre temps.